Publié le 2025-11-24 12:35:00. La discothèque bruxelloise La Cabane tire sa révérence après six ans d’existence, rejoignant une liste croissante d’établissements nocturnes en difficulté face à une réglementation jugée trop stricte et à des coûts en hausse.
- La Cabane, qui accueillait jusqu’à 300 personnes, met fin à ses activités de club pour se reconvertir en espace événementiel.
- Cette fermeture s’inscrit dans un contexte plus large de fragilité de la vie nocturne bruxelloise, avec la récente annonce de la fermeture de Reset et de Bonnefoi, et la programmation de la fermeture de Spirito en avril 2026.
- Brussels By Night alerte sur un risque d’”implosion” de la scène club bruxelloise et appelle à un soutien politique pour préserver ce secteur reconnu comme patrimoine culturel.
Après six ans d’événements – plus de 900 au total – La Cabane baisse le rideau. La direction de l’établissement explique que le modèle économique traditionnel des clubs n’est plus viable, invoquant une réglementation de plus en plus contraignante, des normes obsolètes en matière de bruit et une augmentation générale des coûts. Continuer sous sa forme actuelle, selon l’organisation, impliquerait de devoir se transformer en quelque chose qui n’était pas prévu.
La Cabane ne disparaît cependant pas complètement. L’espace se réinvente et se transformera en un lieu événementiel plus polyvalent, accueillant désormais des soirées privées, des concerts, des expositions, des réunions d’entreprise et des événements culturels.
La fermeture de La Cabane n’est pas un cas isolé. D’autres établissements bruxellois connaissent des difficultés similaires. Fin de mois, Reset, un club situé dans un ancien bâtiment bancaire de l’Oratoriënberg, sera également contraint de fermer ses portes en raison de problèmes financiers. Plus tôt, le café dansant Bonnefoi avait déjà annoncé sa fermeture, et la discothèque Spirito prévoit de baisser le rideau en avril 2026.
Brussels By Night, l’organisation faîtière représentant la vie nocturne et les clubs bruxellois, exprime ses regrets face à la disparition de La Cabane. Dans un communiqué, elle souligne que le club était devenu un élément essentiel de l’écosystème artistique local, un soutien constant aux collectifs et aux artistes émergents, et un atout pour l’image de Bruxelles, de la Belgique et de l’Europe.
L’organisation avait déjà tiré la sonnette d’alarme mi-novembre, prévenant d’une “implosion de la scène club bruxelloise”. Elle appelle les élus régionaux à soutenir le secteur, soulignant que la culture des clubs, reconnue en juillet 2023 comme patrimoine culturel bruxellois, risque de disparaître si aucune mesure n’est prise.
« Il ne s’agit plus d’une série d’incidents isolés : il s’agit d’un effondrement structurel du tissu culturel nocturne. De plus, cette fermeture est en contradiction avec une apparente volonté politique de décentraliser la nuit vers la périphérie de la ville. »
Brussels By Night
Brussels By Night propose une série de mesures pour tenter de “sauver ce qui reste de la vie nocturne bruxelloise”, notamment une révision des normes de bruit et la création d’un fonds dédié à l’isolation et au soutien de la vie nocturne.
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