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La faiblesse du prix de l’entreprise pourrait rapprocher le PCE de base de la cible Fed

L'inflation pourrait connaître un ralentissement plus rapide que prévu, selon une analyse récente. Un écart grandissant entre l'évolution des prix constatée par les entreprises et celle mesurée auprès des consommateurs suggère une future baisse de l'indice des prix…

La faiblesse du prix de l’entreprise pourrait rapprocher le PCE de base de la cible Fed

L’inflation pourrait connaître un ralentissement plus rapide que prévu, selon une analyse récente. Un écart grandissant entre l’évolution des prix constatée par les entreprises et celle mesurée auprès des consommateurs suggère une future baisse de l’indice des prix à la consommation (IPC) de base.

Paul Mortimer Lee, s’appuyant sur les travaux d’Edward Albert, souligne une divergence notable entre les prix perçus par le secteur des entreprises non financières (NFCB) et l’indice des prix à la consommation personnelle (PCE). Le NFCB, qui mesure les variations de prix expérimentées par les entreprises, affiche actuellement une augmentation de 1,19 %, bien inférieure à celle du PCE.

Cette différence est significative car les décisions d’investissement, d’embauche et de fixation des prix des entreprises sont souvent des indicateurs avancés de l’évolution de la demande future. Les dirigeants d’entreprise, plus attentifs aux cycles économiques et aux tendances du marché que les consommateurs, ajustent leurs stratégies avant que ces changements ne se traduisent dans les dépenses des ménages.

Selon Paul Mortimer Lee, le NFCB et l’inflation de PCE de base évoluent généralement de concert. « Normalement, ces deux indicateurs suivent une trajectoire similaire », explique-t-il, ce qui signifie qu’une hausse ou une baisse de l’un se reflète habituellement dans l’autre. Les données confirment une corrélation statistiquement significative entre les deux indices.

L’écart actuel entre les prix des entreprises et ceux des consommateurs pourrait indiquer que les marges bénéficiaires des entreprises sont actuellement plus élevées que d’habitude. Cependant, si la demande des consommateurs reste faible, les entreprises pourraient être contraintes de réduire leurs prix pour maintenir leurs revenus et leur part de marché, ce qui réduirait ou éliminerait cet écart.

En conclusion, Paul Mortimer Lee estime que l’inflation générée par le secteur des entreprises non financières s’est stabilisée à un niveau inférieur à l’objectif de 2 %, et qu’il est probable que le taux d’augmentation du PCE de base converge vers cette cible à terme.

La semaine à venir pourrait être calme si l’arrêt du gouvernement fédéral se poursuit et qu’aucune donnée économique officielle n’est publiée. Toutefois, une résolution du Congrès pourrait entraîner la publication du rapport mensuel sur l’emploi du Bureau of Labor Statistics (BLS) dans les jours suivants.

Mercredi, le Comité fédéral de l’open market (FOMC) publiera le compte rendu de sa réunion de trois semaines auparavant. Les observateurs seront attentifs aux débats ayant eu lieu concernant une hausse des taux d’intérêt de 25 points de base ou de 50 points de base. La même journée, le Trésor américain procédera à des enchères, suivies d’une obligation arrivant à échéance jeudi. Une certaine volatilité sur le marché obligataire est donc à prévoir.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.