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La fermeture menace de retarder l’aide au chauffage domestique pour des millions de familles à faible revenu

Des millions de foyers américains à faibles revenus pourraient se retrouver confrontés à des difficultés pour chauffer leur logement cet hiver, en raison du blocage budgétaire qui paralyse le gouvernement fédéral. L'aide cruciale pour le chauffage, fournie par…

La fermeture menace de retarder l’aide au chauffage domestique pour des millions de familles à faible revenu

Des millions de foyers américains à faibles revenus pourraient se retrouver confrontés à des difficultés pour chauffer leur logement cet hiver, en raison du blocage budgétaire qui paralyse le gouvernement fédéral. L’aide cruciale pour le chauffage, fournie par le programme LIHEAP, est retardée dans plusieurs États, ajoutant une pression supplémentaire sur des familles déjà fragilisées par la fin des prestations d’aide alimentaire d’urgence.

Jacqueline Chapman, 74 ans, retraitée et habitante de Philadelphie, est l’une de ces personnes. Elle dépend d’un chèque mensuel de sécurité sociale de 630 $ (environ 580 €) pour joindre les deux bouts et s’inquiète de l’impact de ces retards. « J’ai l’impression de vivre une époque effrayante, confie-t-elle. Ce n’est pas facile de se reposer quand on sait qu’on a des comptes à régler avec des ressources limitées. On ne peut pas faire grand-chose. »

Le programme LIHEAP (Low Income Home Energy Assistance Program), doté de 4,1 milliards de dollars (environ 3,8 milliards d’euros), aide plus de 5,9 millions de foyers à faible revenu à payer leurs factures de chauffage et de climatisation. Plusieurs États, dont le Kansas, la Pennsylvanie, New York et le Minnesota, ont déjà annoncé des retards dans le versement de ces aides en raison de la paralysie politique à Washington.

En Pennsylvanie, l’administration du gouverneur Josh Shapiro a indiqué qu’elle ne pouvait pas financer plus de 200 millions de dollars (environ 185 millions d’euros) d’aide fédérale LIHEAP, qui devait bénéficier à environ 300 000 ménages à faible revenu. Les paiements, initialement prévus en novembre, ne devraient désormais pas intervenir avant décembre au plus tôt.

Le Minnesota, quant à lui, traite toujours les demandes, mais le ministère du Commerce de l’État prévoit un retard d’un mois dans le versement des fonds fédéraux. Le Connecticut dispose encore de réserves financières pour assurer le financement des factures de chauffage jusqu’à fin novembre ou décembre, mais l’incertitude plane si le blocage budgétaire persiste.

« L’impact, même temporaire, sur de nombreuses familles pauvres du pays sera profond si nous ne résolvons pas ce problème », souligne Mark Wolfe, directeur exécutif de l’Association nationale des directeurs d’assistance énergétique. « Il s’agit d’importantes mesures de soutien au revenu qui risquent toutes de s’effondrer en même temps. Je ne peux pas citer une période similaire dans l’histoire récente où nous avons eu cela. »

Le programme LIHEAP, créé en 1981, aide les familles à couvrir leurs factures d’énergie ou le coût des combustibles livrés à domicile, comme le mazout. Il bénéficie d’un soutien bipartisan au Congrès depuis des décennies, mais l’absence d’adoption d’une loi de financement pour 2026 retarde le versement des allocations aux États.

Mark Bain, 67 ans, retraité de Bloomfield (Connecticut), a bénéficié d’une aide de 500 $ (environ 460 €) pour son chauffage au mazout. Il se dit capable de « s’en sortir » en baissant le chauffage et en utilisant des couvertures supplémentaires s’il ne reçoit pas d’aide cette année. Pour les 9 % des bénéficiaires de LIHEAP qui dépendent de combustibles livrables, la situation est particulièrement préoccupante, car ils ne bénéficient généralement pas des mêmes protections que les clients des fournisseurs d’électricité et de gaz naturel.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.