Publié le 16 janvier 2026 à 20h00. Une exposition exceptionnelle à la Maison de Mozart à Salzbourg révèle des objets personnels du compositeur, dont le clavicorde utilisé pour créer son opéra le plus célèbre, La Flûte enchantée, à l’occasion du 270e anniversaire de sa naissance et du début de la 70e Semaine Mozart.
- Le clavicorde sur lequel Mozart a composé La Flûte enchantée est présenté, authentifié par une note manuscrite de sa veuve, Constanze Mozart.
- L’exposition dévoile également des objets rares, comme la canne personnelle de Mozart, offerte au premier Sarastro pour sa performance.
- La Maison de Mozart rassemble des manuscrits originaux, des décors de scène et le livret original de 1791 de l’opéra.
Salzbourg célèbre le 270e anniversaire de Wolfgang Amadeus Mozart avec une exposition inédite à la Maison de Mozart, mettant en lumière des objets intimement liés à sa vie et à son œuvre. Au cœur de cette exposition, intitulée « La Flûte enchantée Cosmos », se trouve un instrument particulièrement précieux : le clavicorde sur lequel le compositeur a créé son opéra le plus célèbre, La Flûte enchantée. L’authenticité de cet instrument est confirmée par un témoignage poignant : une note manuscrite de Constanze Mozart, sa veuve.
« Il est important que Constanze Mozart ait pensé qu’il fallait documenter cela de manière catégorique, sinon personne ne le croirait », explique Ulrich Leisinger, directeur scientifique de l’Institut Mozart. « C’est pourquoi il y a une note collée dans ce piano qui dit explicitement que l’instrument appartenait à son mari et qu’il l’a utilisé pour écrire des pièces importantes comme La Flûte enchantée, mais aussi La Clemenza di Tito et le Requiem, au cours des derniers mois de sa vie. »
L’exposition ne se limite pas au clavicorde. Elle présente également d’autres objets personnels de Mozart, rarement exposés au public. Parmi eux, sa canne, ornée d’une tête de sphinx, offerte au premier interprète de Sarastro, témoignant de l’admiration du compositeur pour sa performance lors de la création de l’opéra.
« Sa canne a une tête qui ressemble à un sphinx. Il l’a offerte au premier Sarastro parce qu’il était très enthousiasmé par sa performance lors de la première de La Flûte enchantée. »
Linus Klumpner, directeur des Musées Mozart
La Maison de Mozart a rassemblé une collection exhaustive, allant des manuscrits musicaux originaux aux décors de scène, en passant par le livret original de 1791 et l’affiche promotionnelle de l’époque. « Un opéra normal a une collection de costumes, une bibliothèque a des livres, mais nous rassemblons tout », souligne Leisinger. Le Festival de Salzbourg a également contribué à l’exposition en prêtant des costumes issus de ses productions passées.
À l’occasion de la 70e Semaine Mozart, une nouvelle production de La Flûte enchantée sera présentée vendredi prochain à Salzbourg, célébrant ainsi l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
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