Publié le 24 septembre 2024 18h30. Face à l’impact croissant des réseaux sociaux sur la jeunesse, le gouvernement français envisage une interdiction pour les adolescents de moins de 15 ans, s’inscrivant dans un mouvement international grandissant.
- Le président Macron a confirmé son souhait d’interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes adolescents, évoquant une dégradation des résultats scolaires et une augmentation des problèmes de santé mentale.
- Plusieurs pays européens, dont le Danemark et la Norvège, étudient des mesures similaires, après l’exemple australien.
- Le projet de loi français s’appuie sur le cadre juridique européen, notamment la loi sur les services numériques (DSA), pour lutter contre les contenus préjudiciables en ligne.
Lors d’un débat public à Saint-Malo, Emmanuel Macron a exposé sa vision concernant la protection de la jeunesse face aux dangers potentiels des plateformes numériques. Il a souligné un consensus émergeant sur la nécessité de réguler l’accès des plus jeunes à ces outils, une démarche déjà amorcée en Australie.
Le chef de l’État a exprimé son inquiétude quant à la corrélation entre l’utilisation intensive des écrans et les difficultés rencontrées par les adolescents.
« Plus les enfants passent de temps devant un écran, plus les résultats scolaires se dégradent. Plus les enfants passent de temps devant un écran, plus les problèmes de santé mentale augmentent. »
Emmanuel Macron, président de la République
Pour illustrer son propos, il a utilisé une analogie frappante : celle d’un adolescent se lançant dans une course automobile sans avoir appris à conduire.
« Si un enfant s’assoit dans une voiture de Formule 1 et démarre le moteur, je ne veux pas qu’il gagne la course, je veux juste qu’il sorte de la voiture. Je veux qu’il apprenne d’abord le code de la route, qu’il s’assure que la voiture fonctionne et que quelqu’un lui apprenne à conduire une autre voiture. »
Emmanuel Macron, président de la République
Cette initiative française s’inscrit dans un contexte international où plusieurs pays prennent conscience des risques liés à l’exposition précoce aux réseaux sociaux. Le Danemark ambitionne d’introduire une interdiction similaire d’ici 2026, tandis que la Norvège étudie également cette possibilité.
Anna Le Enanf, ministre française du Développement numérique et de l’Intelligence artificielle, a confirmé en décembre dernier dans Le Parisien que cette interdiction pour les moins de 15 ans constitue une priorité gouvernementale. Elle a précisé que le projet de loi est conforme à la législation européenne, en particulier à la loi sur les services numériques (DSA), qui vise à encadrer les contenus illégaux et préjudiciables en ligne.
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