Publié le 15 janvier 2024 à 01:52:00. Face aux ambitions affichées par l’ancien président américain Donald Trump concernant le Groenland, plusieurs pays européens renforcent leur présence militaire dans la région, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
- La France, la Suède, le Royaume-Uni, la Norvège et l’Allemagne ont confirmé l’envoi de délégations militaires au Groenland.
- Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a annoncé l’arrivée d’officiers de l’armée suédoise pour participer à des manœuvres militaires dans le cadre de l’exercice danois “Opération Résistance Arctique”.
- Le Premier ministre groenlandais Jens-Frédérik Nielsen a réaffirmé l’attachement de son pays au Danemark, à l’OTAN et à l’Union européenne, soulignant que le Groenland “n’appartient pas aux États-Unis”.
Plusieurs nations européennes ont annoncé un renforcement de leur présence militaire au Groenland, en réponse aux déclarations répétées de Donald Trump exprimant son intérêt pour l’acquisition de l’île. L’Allemagne, par exemple, a indiqué qu’une mission exploratoire serait déployée à partir de jeudi pour évaluer les possibilités de contributions armées et de surveillance maritime.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré, via son compte X : « À la demande du Danemark, j’ai décidé que la France participe aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, Opération Arctic Endurance. Les premiers éléments militaires français sont déjà en route. D’autres suivront. »
Les forces armées norvégiennes se joignent également aux troupes danoises déjà présentes sur l’île, dans le but de maintenir la souveraineté groenlandaise. Le ministère danois de la Défense a précisé que l’objectif de ces déploiements est de s’entraîner à opérer dans les conditions difficiles de l’Arctique et de renforcer l’empreinte de l’Alliance atlantique dans la région, au bénéfice de la sécurité européenne et transatlantique.
Jens-Frédérik Nielsen, le Premier ministre du Groenland, a tenu une conférence de presse conjointe avec la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, pour réaffirmer la position claire de son pays :
« Nous avons choisi le Danemark. Nous avons choisi l’OTAN. Nous avons choisi l’Union européenne. »
Jens-Frédérik Nielsen, Premier ministre du Groenland
Il a également souligné que
« Il y a quelque chose que tout le monde doit comprendre : le Groenland n’appartient pas aux États-Unis. »
Jens-Frédérik Nielsen, Premier ministre du Groenland
Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son intérêt pour le Groenland, une île de plus de 2,166 millions de kilomètres carrés, dépendante du Danemark. Il a déclaré que les États-Unis “auraient absolument besoin” du Groenland pour leur défense et a mis en garde contre l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région. Il a affirmé que l’île n’était actuellement défendue que par
« deux traîneaux à chiens. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Trump a ajouté :
« Nous allons donc faire quelque chose avec le Groenland, que ce soit à l’amiable ou à la dure. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
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