Macron reconnaît l’État palestinien à l’ONU
Le président français Emmanuel Macron a annoncé la reconnaissance de l’État palestinien lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Cette décision aligne la France sur le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, qui ont pris des mesures similaires ce week-end.
“Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver la possibilité d’une solution à deux États, où Israël et la Palestine coexistent en paix et en sécurité”, a déclaré Macron. Il a ensuite confirmé la reconnaissance de l’État palestinien, suscitant de vives acclamations.
Macron a remercié un groupe de pays occidentaux qui ont reconnu l’État palestinien en concertation ces derniers jours. Outre le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, la Belgique, le Portugal, le Luxembourg, Malte, Andorre et Saint-Marin se sont également joints à cette initiative.
Cette démarche coordonnée est un acte symbolique. Les pays espèrent ainsi exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin à la violence à Gaza. La plupart des États membres de l’ONU reconnaissent déjà l’État palestinien.
Boycott
Ce soir, le président français et l’Arabie saoudite coprésident une session spéciale de l’ONU consacrée à la guerre à Gaza et à une solution à deux États. Israël n’est pas présent et les États-Unis boycottent également cette session.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est absent en raison d’une interdiction d’entrée américaine qui le concerne, ainsi qu’environ quatre-vingts autres Palestiniens.
Le gouvernement israélien considère qu’un État palestinien n’est pas une solution. Selon Israël, la reconnaissance de l’État palestinien compromet les chances d’une résolution pacifique du conflit à Gaza. Le ministre américain des Affaires étrangères, Marco Rubio, a déclaré plus tôt ce mois-ci que les États-Unis estimaient également que cette reconnaissance “créait plus de problèmes”.
L’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, Gilad Erdan, a déclaré à New York que le pays discuterait la semaine prochaine, sous la direction du Premier ministre Netanyahu, de la réponse israélienne à ces reconnaissances. “À l’avenir, ces questions devraient être négociées directement entre Israël et les Palestiniens”, a-t-il affirmé.
22 septembre 2025, 20h53
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