Publié le 11 janvier 2024 06:39:00. Les hôpitaux siciliens sont sous tension extrême face à une vague de grippe particulièrement virulente, avec une augmentation spectaculaire du nombre de patients et des difficultés croissantes à assurer les soins.
- La fréquentation des services d’urgence a plus que doublé par rapport aux années précédentes.
- La variante K du virus H3N2 est pointée du doigt, touchant toutes les tranches d’âge.
- Le manque de vaccination est considéré comme un facteur aggravant la situation.
La situation est alarmante en Sicile, où les établissements de santé sont submergés par l’afflux de patients atteints de la grippe. Les couloirs sont encombrés de civières et les salles d’attente sont bondées, témoignant d’une crise sanitaire majeure. Les services d’urgence, en particulier, sont confrontés à une pression sans précédent.
À Caltanissetta, la situation est devenue critique. Les urgences enregistrent une augmentation de plus de 200 % du nombre de patients par rapport aux années précédentes. Le service de pneumologie, déjà saturé, peine à faire face à cette affluence. «À l’heure actuelle, nous avons admis 20 patients dans le service, alors que nous ne disposons que de 12 lits», explique Nicola Ciancio, responsable du service de pneumologie. «Les patients supplémentaires sont répartis dans d’autres services, ce qui complique encore davantage l’organisation.»
Selon le docteur Ciancio, l’augmentation de la fréquentation des urgences dépasse les 200 % par rapport aux années précédentes. Il note également une proportion croissante de jeunes patients, qui peuvent présenter, outre une pneumonie et une insuffisance respiratoire, des épisodes d’embolie pulmonaire.
«L’accès aux urgences a été supérieur de plus de 200% à celui des années précédentes. On a également enregistré en partie une augmentation du pourcentage de sujets jeunes qui – explique le médecin-chef – peuvent dans certains cas présenter, en plus de la pneumonie et de l’insuffisance respiratoire, également des épisodes d’embolie pulmonaire. »
Nicola Ciancio, responsable du service de pneumologie
La responsabilité de cette situation est attribuée à la variante K du virus H3N2, qui semble particulièrement contagieuse et ne discrimine aucune tranche d’âge. Le docteur Ciancio souligne également que la gravité des tableaux cliniques est souvent liée à une faible couverture vaccinale.
«Je le suggère toujours chez les patients âgés et les patients immunodéprimés – dit-il -. Non seulement chez les patients atteints de maladies néoplasiques, mais aussi chez les patients atteints de maladies auto-immunes ou de diabète par exemple.»
Nicola Ciancio, responsable du service de pneumologie
Cependant, la grippe n’est pas le seul facteur en jeu. Les autorités sanitaires locales analysent d’autres causes possibles de cette crise, afin de mieux comprendre et gérer la situation.
L’article complet est disponible dans le Giornale di Sicilia en kiosque et dans son édition numérique.