Publié le 27 septembre 2025 à 22h49. L’offensive israélienne sur Gaza s’intensifie, entraînant un bilan humain en hausse et suscitant des inquiétudes internationales, tandis que des manifestations éclatent en Israël pour réclamer un accord de paix.
- Le ministre israélien de la Défense annonce une intensification des frappes à Gaza et un déplacement de plus de 750 000 habitants.
- Le nombre de morts à Gaza a dépassé les 65 926, selon le ministère de la Santé local.
- Des milliers d’Israéliens manifestent à Tel Aviv pour exiger la libération des otages et la fin de la guerre.
L’armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, selon le ministre de la Défense, Yisrael Katz. Il a déclaré que plus de 750 000 habitants de Gaza City avaient été déplacés vers le sud. Dans un message publié sur la plateforme X, il a ajouté :
« Si le Hamas ne libère pas tous les otages et n’abandonne pas son armement, alors Gaza sera détruite et le Hamas sera éliminé. »
Yisrael Katz, ministre israélien de la Défense
Le ministère de la Santé de Gaza a fait état samedi d’un bilan de 65 926 morts et 167 783 blessés depuis le début du conflit. Au cours des dernières 24 heures, 77 personnes ont été tuées et 265 blessées, selon le ministère. Il souligne que de nombreuses victimes restent sous les décombres et que les équipes de secours ont des difficultés à les atteindre.
Parallèlement, des milliers d’Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel Aviv pour réclamer un accord mettant fin à la guerre dans la bande de Gaza, à deux jours d’une réunion prévue entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump à Washington. Les manifestants ont brandi une grande banderole proclamant : « Tous les otages doivent rentrer chez eux maintenant ». Ils estiment qu’un accord global est la seule voie pour éviter une escalade du conflit et assurer le retour des otages et des soldats.
Le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben-Gvir, a mis en garde Benjamin Netanyahu contre toute concession. Il a déclaré sur la plateforme X :
« Monsieur le Premier ministre, vous n’avez aucun mandat pour mettre fin à la guerre sans vaincre complètement le Hamas. »
Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale israélien
Sur le plan international, l’Assemblée générale des Nations Unies a repris samedi ses discussions lors de la 80e session. Plusieurs pays ont souligné la nécessité de mettre fin à la « souffrance du peuple palestinien » et ont réaffirmé leur soutien à une solution à deux États, avec la création d’un État palestinien indépendant aux frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a appelé à une « action internationale sérieuse pour arrêter l’agression contre Gaza et assurer la livraison de l’aide humanitaire », avertissant que « l’échec de la communauté internationale menace la sécurité régionale et internationale ». Il a également condamné les « attaques israéliennes », y compris celles contre le Qatar, et a appelé à la reconnaissance de l’État de Palestine.
D’autres pays, tels que le Niger, Cuba et la Russie, ont également dénoncé les « crimes israéliens » à Gaza, les qualifiant de génocide et de nettoyage ethnique, et ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et à l’acheminement de l’aide humanitaire.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré vendredi qu’il ne prendrait pas le risque de mettre en danger la vie des Égyptiens en tentant d’introduire de l’aide par la force dans la bande de Gaza. Il a affirmé qu’il ne parierait pas sur la vie de ses citoyens pour acheminer de l’aide de force.
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les discussions avec les pays du Moyen-Orient sur Gaza étaient « intenses ». Il a précisé qu’Israël et le Hamas étaient au courant de ces pourparlers, qui se poursuivraient tant qu’un accord ne serait pas trouvé. Son envoyé spécial, Steve Mnuchin, a indiqué que Trump avait présenté à ces dirigeants un plan de paix au Moyen-Orient en 21 points.
Enfin, le Premier ministre grec Kiriakos Mitsotakis a averti Israël qu’il risquait de perdre ses derniers alliés en raison de sa guerre contre Gaza. Il a déclaré qu’Israël avait le droit de se défendre après les attaques du Hamas, mais qu’il ne pouvait pas « justifier le meurtre de milliers d’enfants ». Il a souligné que la poursuite de la voie actuelle nuirait aux intérêts d’Israël et entraînerait une érosion du soutien international.