Publié le 27 septembre 2025 à 19h19. Le directeur d’Hydro, Eivind Kallevik, soutient l’appel du patronat norvégien (NHO) à un accord national sur le développement de la production d’électricité, tandis que la gauche critique cette orientation et privilégie d’autres sources d’énergie.
- Eivind Kallevik, directeur d’Hydro, plaide pour un accord politique afin d’accélérer le développement de la capacité électrique norvégienne.
- La gauche critique cette approche, estimant qu’il faut privilégier les énergies renouvelables alternatives et l’efficacité énergétique.
- Plusieurs acteurs industriels soulignent la nécessité d’une augmentation de la production d’électricité pour soutenir la croissance économique et les objectifs climatiques.
Eivind Kallevik estime que les mécanismes du marché ne fonctionnent pas de manière optimale et qu’il est essentiel d’accélérer les nouveaux projets de production d’électricité pour répondre à une demande croissante. Il souligne l’importance d’une responsabilité partagée de l’ensemble du Storting (parlement norvégien).
Selon Kallevik, la Norvège doit impérativement augmenter sa capacité de production pour éviter une hausse des prix de l’électricité et préserver la compétitivité de ses entreprises. Il a déclaré :
« Nous voyons un besoin croissant, mais peu ou pas de progrès sur de nouveaux projets d’électricité. Il est essentiel que nous accélérions cela au cours de la prochaine période parlementaire pour répondre à une demande accrue à l’avenir. »
Eivind Kallevik, directeur d’Hydro
Plusieurs acteurs industriels, tels qu’Hydro, Yara et Aker, ont également souligné la nécessité d’une augmentation de la production d’électricité pour soutenir les mesures climatiques et le développement de nouvelles industries. Des études récentes, notamment celle de la Commission de l’énergie en 2023, ont mis en évidence un besoin de 40 térawatt-heures (TWh) de nouvelle capacité électrique d’ici 2030.
La gauche, menée par Sami Sofie Marhaug, députée du parti Rouge, s’oppose à cette vision. Elle estime qu’il est plus important de privilégier l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables alternatives, telles que l’énergie solaire et le chauffage urbain, plutôt que de construire de nouvelles centrales électriques de grande envergure.
Marhaug a déclaré :
« L’objectif est de mieux prendre soin de la nature. Ensuite, les rêves du leadership dans Hydro et NHO ne peuvent pas s’y attendre. »
Sami Sofie Marhaug, députée du parti Rouge
La gauche, qui détient la majorité au Storting, pourrait donc freiner le développement de nouveaux projets de production d’électricité. Elle critique notamment l’allocation de puissance électrique aux centres de données et aux industries pétrolières, estimant que cela se fait au détriment des objectifs climatiques et des besoins de l’industrie traditionnelle.
Selon Marhaug, la Norvège doit éviter de reproduire le modèle du Texas, où la demande croissante d’électricité pour les centres de données a entraîné des problèmes d’approvisionnement. Elle plaide pour une priorisation de l’électricité pour les secteurs industriels traditionnels et les mesures climatiques.
Le débat sur le développement de la production d’électricité en Norvège est donc en pleine effervescence, avec des positions divergentes entre le patronat, le gouvernement et l’opposition. L’issue de ce débat aura un impact significatif sur l’avenir économique et environnemental du pays.