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La hausse des prix de l’or a été stoppée en raison des remarques conciliantes de Trump à l’égard de la Chine… L’argent plonge également de 6 %

Publié le 17 octobre 2025 à 23h14. Après une envolée spectaculaire, les prix de l'or ont connu une forte correction ce jeudi, entraînant dans leur sillage l'argent, suite à un revirement inattendu du président Trump sur la question…

La hausse des prix de l’or a été stoppée en raison des remarques conciliantes de Trump à l’égard de la Chine… L’argent plonge également de 6 %

Publié le 17 octobre 2025 à 23h14. Après une envolée spectaculaire, les prix de l’or ont connu une forte correction ce jeudi, entraînant dans leur sillage l’argent, suite à un revirement inattendu du président Trump sur la question des droits de douane envers la Chine.

  • Le prix de l’or a chuté de plus de 2 % après avoir brièvement dépassé les 4 300 $ l’once (environ 3 950 €).
  • L’argent a subi une baisse encore plus marquée, de plus de 5 %, clôturant à 51,20 $ l’once (environ 47 €).
  • Le ton plus conciliant du président Trump concernant la Chine a apaisé les tensions sur les marchés et réduit l’attrait des valeurs refuges.

La récente flambée des prix de l’or, qui avait atteint un sommet historique à 4 379,29 $ l’once (environ 4 025 €) en cours de journée, a été brutalement stoppée par un changement de discours de la part de l’administration américaine. Le dollar s’est également renforcé face aux principales devises, contribuant à cette pression baissière.

Les contrats à terme sur l’or pour livraison en décembre ont terminé la séance sur le New York Mercantile Exchange (COMEX) en baisse de 2,1 %, à 4 213,30 $ l’once (environ 3 870 €). Malgré ce recul, l’or a enregistré une hausse de près de 5 % sur l’ensemble de la semaine, et son prix a augmenté de plus de 64 % sur un an.

En début de journée, les investisseurs anticipaient la plus forte hausse hebdomadaire de l’or depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008. Cependant, les déclarations du président Trump ont rapidement modifié la donne. Il a notamment déclaré : « Imposer des droits de douane de 100 % à la Chine n’est pas durable. » Cette prise de recul a ravivé l’espoir d’une désescalade du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine, réduisant ainsi la demande d’actifs refuges comme l’or.

« Après que le président Trump a annoncé pour la première fois des droits de douane supplémentaires de 100 % sur la Chine, il a adopté un ton un peu plus conciliant, ce qui a quelque peu refroidi le marché de l’or. »

Tai Wong, négociant indépendant en métaux précieux

Le président Trump a également confirmé le calendrier de ses rencontres avec le président chinois Xi Jinping, renforçant les perspectives d’un apaisement des tensions commerciales.

Plusieurs facteurs ont contribué à la hausse des prix de l’or cette année, notamment les incertitudes géopolitiques, l’augmentation des achats d’or par les banques centrales, la faiblesse du dollar et l’afflux de capitaux vers les fonds négociés en bourse (ETF) adossés à l’or. De plus, les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine ont rendu l’or, un actif qui ne rapporte pas de revenus, plus attractif dans un contexte de taux bas.

Suki Cooper, responsable de la recherche sur les produits chez Standard Chartered (SC), estime que le prix moyen de l’or cette année atteindra 4 488 $ l’once (environ 4 125 €), et qu’il pourrait encore augmenter en raison de facteurs structurels favorables au marché.

Les marchés anticipent une baisse des taux d’intérêt de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) lors des réunions de la Réserve fédérale de ce mois-ci et de décembre.

L’argent en chute libre : un rallye excessif ?

L’argent, qui avait également connu une progression fulgurante, a subi une baisse encore plus brutale que l’or. Le prix de l’argent, qui avait atteint un sommet historique de 54,47 $ l’once (environ 50 €) en séance, a clôturé en baisse de 5,6 %, à 51,20 $ l’once (environ 47 €).

Le repli de l’argent s’explique par la diminution des inquiétudes concernant les risques de crédit des banques régionales américaines et les frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ce qui a réduit la demande d’actifs refuges. Parallèlement, les signes d’une atténuation de la « pénurie historique d’approvisionnement » sur le marché de l’argent à Londres ont incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices.

« La pénurie d’argent à Londres s’atténue quelque peu par rapport à son niveau extrême, et si le déséquilibre entre l’offre et la demande entre les régions est résolu, la pression pour prendre des bénéfices pourrait augmenter. »

Nikki Sills, responsable de la stratégie des métaux chez MKS Pampf

Soo-jeong Lee, journaliste. [email protected]

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.