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La Jornada – Le Sénat approuve le paquet économique 2026 avec de nouveaux impôts et pouvoirs pour la SAT

Mexico, le 26 septembre 2025. Le Sénat mexicain a adopté un vaste ensemble de mesures fiscales qui imposent de nouvelles taxes sur une gamme de produits et services, allant des boissons sucrées aux jeux vidéo violents, tout en…

La Jornada – Le Sénat approuve le paquet économique 2026 avec de nouveaux impôts et pouvoirs pour la SAT

Mexico, le 26 septembre 2025. Le Sénat mexicain a adopté un vaste ensemble de mesures fiscales qui imposent de nouvelles taxes sur une gamme de produits et services, allant des boissons sucrées aux jeux vidéo violents, tout en renforçant les pouvoirs de l’administration fiscale.

  • Le nouveau paquet économique comprend des taxes sur les boissons sucrées, le tabac, les jeux vidéo violents, les paris en ligne et les plateformes numériques.
  • L’administration fiscale (SAT) se verra accorder des pouvoirs accrus pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
  • L’opposition dénonce ces mesures comme des « réformes fiscales déguisées » et un « terrorisme fiscal ».

Approuvé rapidement par le parti Morena et ses alliés, le Paquet Économique 2026 vise, selon ses partisans, à combiner responsabilité fiscale et bien-être social. Les débats au Sénat ont duré près de six heures, mettant en lumière des divergences profondes entre la majorité et l’opposition.

La nouvelle taxe sur les boissons sucrées s’élève à 3,08 pesos (environ 0,17 euro) par litre, mais pourrait être réduite à 1,50 pesos (environ 0,08 euro) si les entreprises de l’industrie de l’embouteillage s’engagent à réduire d’au moins 30 % la teneur en sucre de leurs produits les plus populaires. L’impôt sur les produits nicotiniques augmentera quant à lui de 160 à 200 %, calculé en fonction de la teneur en nicotine par milligramme, avec des frais progressifs par cigarette.

Les critiques se sont concentrées sur l’impact potentiel de ces taxes sur les consommateurs et les entreprises. Le Parti Action National (PAN) a dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme fiscal », arguant que les nouvelles mesures ne feront que pénaliser les citoyens sans pour autant atteindre leurs objectifs. Le sénateur Raymundo Bolaños a déclaré :

« C’est un mensonge éhonté de prétendre qu’il s’agit d’impôts sains. Ils cherchent à récolter 42 milliards de pesos supplémentaires, mais pas un seul peso n’est alloué aux hôpitaux ou aux programmes de santé. »

En réponse, le président de la Commission des Finances, Miguel Angel Yunes Márquez, a souligné que l’augmentation de l’impôt sur les boissons sucrées et le tabac vise à décourager la consommation de produits nocifs pour la santé. Il a également mis en avant la nécessité de moderniser les services publics et d’adapter les droits d’accès aux musées et sites archéologiques à la réalité économique actuelle. Les droits d’entrée pour les visiteurs internationaux au Musée national d’anthropologie, à Teotihuacán ou à Chichén Itzá passeront ainsi de 95,58 à 209,9 pesos (environ 11 euros).

Un autre point de discorde concerne la taxe de 8 % sur les jeux vidéo à contenu violent. Le sénateur Luis Donaldo Colosio, du Movimiento Ciudadano (MC), s’est élevé contre cette mesure, défendant passionnément les jeux vidéo et estimant qu’il ne faut pas assimiler les joueurs à des criminels. Il a déclaré :

« Il n’existe pas d’études sérieuses qui montrent que le virtuel devient réalité. »

Il a également souligné l’importance du marché mexicain du jeu vidéo, qui génère 2,3 milliards de dollars par an.

Le Code fédéral des impôts prévoit également une augmentation de 50 % des taxes sur les plateformes numériques, ainsi que l’obligation pour ces dernières de fournir un accès en temps réel au système d’administration fiscale (SAT). L’opposition craint que cette mesure ne conduise à une surveillance accrue des citoyens et à un « terrorisme fiscal ». Cependant, le sénateur Yunes Márquez a insisté sur le fait que le renforcement des pouvoirs de la SAT vise à lutter contre la fraude fiscale et l’évasion.

Les réformes ont été approuvées avec 76 voix pour et 38 contre pour le Code fédéral des impôts, 76 voix pour et 36 contre pour la loi fédérale des droits, et 75 voix pour et 35 contre pour la loi IEPS. Elles seront maintenant soumises à la publication au Journal officiel de la Fédération.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.