Publié le 21 octobre 2025 18:04:00. Des chercheurs de la KU Leuven ont identifié un mécanisme clé dans la formation de cellules cancéreuses résistantes à la chimiothérapie, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies de prévention et de traitement du cancer du sein.
- L’étude révèle comment les cellules cancéreuses du sein peuvent entrer dans un état de dormance après un traitement par chimiothérapie, leur permettant de survivre et de potentiellement provoquer une récidive.
- L’équipe de recherche s’est concentrée non seulement sur la résistance à la chimiothérapie, mais aussi sur sa prévention en ciblant la formation de ces cellules dormantes.
- Les résultats, obtenus en laboratoire, sur des modèles animaux et analysés sur des échantillons de patientes, sont considérés comme prometteurs, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires.
Une nouvelle approche pour lutter contre le cancer du sein émerge des laboratoires de la KU Leuven (Katholieke Universiteit Leuven). Des scientifiques ont mis en lumière un processus par lequel les cellules cancéreuses, après avoir été exposées à la chimiothérapie, peuvent se mettre en état de dormance, échappant ainsi aux effets du traitement et augmentant le risque de récidive à long terme. Cette découverte pourrait révolutionner la manière dont le cancer du sein est traité, en passant d’une simple lutte contre la résistance à une stratégie proactive de prévention.
L’étude, menée en collaboration avec le Dutch Cancer Institute et l’Institute of Cancer Research du Royaume-Uni, a combiné des expériences en laboratoire et sur des modèles murins avec l’analyse d’échantillons de tumeurs prélevées sur des patientes atteintes d’un cancer du sein pendant leur chimiothérapie. Cette approche multidisciplinaire a permis de valider les observations théoriques et de confirmer l’importance du phénomène de dormance cellulaire.
Selon le professeur Frederic Lluis Vinas, qui a dirigé l’étude, l’originalité de cette recherche réside dans son angle d’attaque :
« Ce qui est intéressant, c’est que nous ne nous concentrons pas seulement sur la résistance (à la chimiothérapie, ndlr), mais aussi sur sa prévention. En comprenant comment se forment les “cellules dormantes”, nous pouvons les arrêter avant qu’elles ne s’installent. »
Frederic Lluis Vinas, professeur à la KU Leuven
Les chercheurs soulignent qu’il reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir traduire ces découvertes en un nouveau traitement efficace. Cependant, les résultats actuels constituent une avancée significative dans la compréhension de la biologie du cancer du sein et ouvrent des perspectives prometteuses pour le développement de thérapies ciblées visant à empêcher la formation de ces cellules dormantes et à réduire ainsi le risque de récidive.
Les résultats complets de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique Cancer Research.
