Le département pénitentiaire du Minnesota s’apprête à intégrer systématiquement les possibilités de libération anticipée dans le parcours de chaque détenu, une mesure visant à offrir plus de transparence et d’espoir aux personnes incarcérées. Cette nouvelle approche, qui s’éloigne des dispositifs centralisés, devrait être mise en œuvre dans toutes les prisons de l’État.
L’objectif est de faire de la préparation à la libération une composante essentielle du fonctionnement quotidien des établissements pénitentiaires, plutôt que de la confier à une unité spécialisée. Selon les autorités, cela permettra d’éviter les déceptions fréquentes que connaissent les détenus.
Darla Holland, libérée il y a cinq semaines après avoir purgé une peine pour fraude, témoigne de ces frustrations : « J’ai vu tellement de gens espérer avoir un plan de libération pour rentrer chez eux, pour ensuite se faire dire par leur assistant social : « Je suis désolée, ce n’est pas possible. Vous n’y avez pas droit. La politique n’est pas encore prête. » »
Elijah Milsap, incarcéré depuis neuf ans à la prison d’Oak Park Heights pour trafic sexuel, se dit encouragé par cette initiative, connue sous le sigle MRRA (Minnesota Risk Reduction Assessment). Cependant, il souligne la nécessité d’une plus grande clarté concernant les critères d’éligibilité : « Je pense qu’il faut des qualifications plus précises quant à ce qui permet d’accéder aux programmes proposés », a-t-il déclaré.
À ce stade, le département n’a pas précisé les modalités exactes de cette intégration, mais insiste sur l’importance de faire de la libération anticipée une réalité tangible pour les détenus éligibles.