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la mesure du gouvernement qui laissera des milliers de personnes sans accès à une pension contributive

Publié le 2024-11-21 10:32:00. Des milliers de Colombiens approchent de l'âge de la retraite sans avoir cotisé suffisamment pour bénéficier d'une pension complète, une situation qui risque de s'aggraver avec la récente réforme des retraites. La réforme des…

la mesure du gouvernement qui laissera des milliers de personnes sans accès à une pension contributive

Publié le 2024-11-21 10:32:00. Des milliers de Colombiens approchent de l’âge de la retraite sans avoir cotisé suffisamment pour bénéficier d’une pension complète, une situation qui risque de s’aggraver avec la récente réforme des retraites.

  • La réforme des retraites de 2024 rend l’accès au régime traditionnel plus restrictif, basé sur le nombre de semaines cotisées.
  • Seuls ceux qui atteignent 1 300 semaines de cotisations pourront prétendre à une pension de vieillesse complète.
  • Des alternatives existent pour ceux qui n’atteignent pas ce seuil, notamment des régimes semi-contributifs et de solidarité.

En Colombie, une préoccupation grandissante anime les débats : de nombreux seniors craignent de ne pas pouvoir prétendre à une retraite contributive, faute d’avoir accumulé le nombre de semaines de cotisations requis. Avec l’entrée en vigueur de la réforme des retraites approuvée cette année, cette situation pourrait se généraliser, rendant l’accès au régime traditionnel plus difficile.

Le système actuel garantira toujours une allocation à ceux qui satisfont aux conditions d’âge et de cotisations. Cependant, ceux qui n’auront pas atteint les 1 300 semaines de cotisations nécessaires seront orientés vers des programmes alternatifs, qui ne seront pas considérés comme une « pension » au sens strict du terme.

Quels changements pour les plus de 60 ans qui souhaitent prendre leur retraite ?

Le gouvernement colombien maintient l’âge minimum de la retraite dans le régime contributif traditionnel, fixé à 57 ans pour les femmes et 62 ans pour les hommes. Néanmoins, respecter ces âges ne suffit plus : les futurs retraités doivent justifier d’au moins 1 300 semaines de cotisations pour accéder à une pension de vieillesse.

Ce seuil de 1 300 semaines représente un défi majeur pour de nombreux travailleurs, en particulier ceux qui ont exercé des métiers informels ou qui ont connu des périodes d’inactivité. Ceux qui ne répondent pas à cette exigence ne pourront pas accéder au régime contributif.

Qui pourrait se retrouver sans pension contributive ?

Le groupe le plus vulnérable est constitué des personnes âgées qui, bien qu’ayant dépassé l’âge de 60 ou 65 ans, n’ont jamais pu cotiser suffisamment d’années. Les profils les plus concernés sont ceux qui ont travaillé toute leur vie dans le secteur informel, ceux qui ont cotisé de manière irrégulière, les femmes ayant interrompu leur carrière pour se consacrer à l’éducation des enfants ou aux soins familiaux, et les travailleurs à faible revenu ayant connu des parcours professionnels discontinus.

Quelles options restent-elles pour les personnes âgées qui ne respectent pas les semaines indiquées ?

Même sans droit à une pension complète, les citoyens auront accès à des alternatives au sein du nouveau Système de protection sociale par piliers, qui entrera en vigueur en juillet 2025 :

Pilier semi-contributif

Ce pilier est destiné aux personnes ayant entre 300 et moins de 1 000 semaines de cotisations et leur permet de bénéficier d’une rente viagère, financée par l’épargne accumulée et une subvention de l’État.

Pilier de solidarité

Ce pilier s’adresse à ceux qui n’ont pas atteint le nombre minimum de semaines de cotisations et se trouvent dans une situation de vulnérabilité socio-économique. Il offre un revenu mensuel de soutien, soumis à des critères spécifiques.

Que doit faire une personne proche de l’âge de la retraite ?

Les autorités et les fonds de pension recommandent à chaque travailleur de vérifier le nombre de semaines de cotisations qu’il a accumulées, d’évaluer s’il satisfait ou atteindra le seuil de 1 300 semaines, d’envisager de prolonger sa période de cotisation si possible, et de se renseigner sur les options disponibles en fonction de son parcours professionnel.

Pourquoi beaucoup n’ont-ils pas suffisamment de semaines pour prendre leur retraite ?

Le niveau élevé d’informalité du travail en Colombie constitue un obstacle majeur à l’accès à un système de protection sociale solide. Selon les experts, cette situation révèle un problème structurel : le simple fait d’avoir travaillé toute sa vie ne garantit plus une pension.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.