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La N-VA veut des amendes pour les entreprises publiques qui ne respectent pas la loi linguistique

Publié le 26 novembre 2025 13:41:00. Les entreprises publiques belges pourraient bientôt être sanctionnées financièrement en cas de non-respect de la loi linguistique, suite à une proposition de loi visant à renforcer l'accès aux services publics dans la…

La N-VA veut des amendes pour les entreprises publiques qui ne respectent pas la loi linguistique

Publié le 26 novembre 2025 13:41:00. Les entreprises publiques belges pourraient bientôt être sanctionnées financièrement en cas de non-respect de la loi linguistique, suite à une proposition de loi visant à renforcer l’accès aux services publics dans la langue officielle de chaque région.

  • Une proposition de loi de la députée Dorien Cuylaerts (N-VA) vise à lier des amendes au non-respect de la loi linguistique par les entreprises publiques telles que la SNCB, Bpost, Proximus et Infrabel.
  • La Commission permanente de contrôle linguistique reçoit chaque année de nombreuses plaintes concernant des manquements à la loi linguistique de la part de ces entreprises.
  • Le projet de loi prévoit d’intégrer le respect de la loi linguistique dans les accords de gestion des entreprises publiques, avec la possibilité de retenir une partie de leurs subventions en cas de violation.

La proposition de loi, examinée pour la première fois par la commission de la mobilité de la Chambre, fait suite à des signalements récurrents de difficultés rencontrées par les citoyens pour accéder aux services publics dans leur langue. Dorien Cuylaerts, députée fédérale et bourgmestre de Rijkevorsel, souligne l’importance de garantir un service public accessible à tous.

« Il est hallucinant que des entreprises publiques qui travaillent avec l’argent des contribuables ignorent la loi linguistique. Cela est non seulement contraire à la loi, mais cela garantit également que les gens ne reçoivent pas ce à quoi ils ont droit : des services clairs et accessibles. »

Dorien Cuylaerts, députée fédérale et bourgmestre de Rijkevorsel

Selon la N-VA, les infractions sont fréquentes. Le parti cite notamment des dépliants de Bpost rédigés dans une seule langue dans des zones bilingues, des consignes de sécurité affichées de manière incomplète, et des employés postaux ne maîtrisant pas la langue de la région où ils exercent. Des documents de la SNCB et d’Infrabel ne seraient parfois disponibles que dans une seule langue. Actuellement, la Commission linguistique peut seulement formuler des conseils, qui ne sont pas contraignants. L’année dernière, elle a reçu 263 plaintes.

Le projet de loi vise à changer cette situation en rendant les entreprises publiques responsables de leurs manquements. L’idée est d’inclure des clauses de respect de la loi linguistique dans les nouveaux accords de gestion, permettant au gouvernement de contrôler leur application et d’imposer des sanctions financières en cas de non-respect.

« Des entreprises comme Bpost ou la SNCB savent qu’il n’y aura aucune conséquence. Il faut que cela cesse. »

Dorien Cuylaerts, députée fédérale et bourgmestre de Rijkevorsel

La proposition de loi est encore en cours d’élaboration. Les détails concernant le montant des sanctions et les types de violations concernées restent à définir. Il faudra également déterminer si chaque infraction entraînera immédiatement une sanction financière, ou s’il y aura un système d’avertissement préalable. Cette initiative fait suite à un incident survenu en juillet dernier, où la SNCB a été réprimandée pour avoir utilisé le mot « bonjour » au lieu de « bonjour » dans une région flamande.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.