Les San Antonio Spurs ont asséné un coup d’arrêt retentissant à la domination d’Oklahoma City, mettant fin à une série de 16 victoires consécutives des Thunder et se qualifiant pour la finale de la Coupe Emirates NBA. Cette victoire, acquise sur le score de 113 à 109 le 13 décembre, pourrait marquer le début d’une rivalité naissante entre ces deux jeunes équipes prometteuses.
La rencontre, disputée à la T-Mobile Arena, a été marquée par un moment d’euphorie pour Victor Wembanyama, qui a célébré la victoire en montant sur le trophée peint, suscitant l’enthousiasme des supporters. Chet Holmgren, pivot d’Oklahoma City, avait manqué un lancer franc crucial à huit secondes de la fin, laissant les Spurs prendre l’avantage.
Cette victoire est d’autant plus significative qu’elle met fin à une longue série d’invincibilité des champions en titre. Elle confirme également la montée en puissance des Spurs, dont aucun joueur n’avait auparavant disputé un match de phase éliminatoire sous les couleurs de San Antonio.
L’ambiance dans le vestiaire des Spurs après la victoire était à la fête. Keldon Johnson a notamment diffusé la chanson « Party in the USA » de Miley Cyrus sur son enceinte portable. Les Thunder, de leur côté, attendent déjà avec impatience les trois prochaines rencontres face à San Antonio, dont un match retour à San Antonio le 26 décembre (14h30, heure de l’Est) et un déplacement à Oklahoma City le jour de Noël.
Shai Gilgeous-Alexandre, MVP en titre, a reconnu le potentiel d’une rivalité future : « Ils sont jeunes, vraiment bons, ont beaucoup de talent et jouent bien au basket. Tout peut arriver en quelques années, c’est donc définitivement une possibilité. »
La défaite intervient après que le Thunder ait connu un départ record en championnat NBA (24 victoires pour 1 défaite), laissant entrevoir une possible dynastie. Cependant, les Spurs semblent disposés à relever le défi, avec un noyau de jeunes joueurs talentueux, une proximité géographique et une histoire entre les deux franchises.
Les Spurs misent sur leur trio de jeunes joueurs sélectionnés lors de la loterie : Victor Wembanyama, ainsi que les meneurs Stephon Castle et Dylan Harper. Certains voient en eux la nouvelle génération de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili à San Antonio.
La dernière confrontation entre Oklahoma City et San Antonio en phase éliminatoire remonte à 2016, où le Thunder avait éliminé les Spurs en six matchs. À l’époque, les Spurs comptaient dans leurs rangs Duncan, Parker et Ginobili, tandis que le Thunder était mené par Kevin Durant, Russell Westbrook et Steven Adams.
La rivalité entre les deux équipes n’a jamais pleinement pris son essor, le Thunder ayant connu des difficultés par la suite et les Spurs ayant traversé une période de reconstruction. Depuis le déménagement du Thunder à Oklahoma City, les deux équipes se sont affrontées à trois reprises en phase éliminatoire, avec deux victoires pour Oklahoma City (2012 et 2016) et un bilan global de 10 victoires pour 8 défaites.
Stephon Castle estime que les Spurs ont envoyé un message fort avec leur victoire : « Cela montre simplement que nous sommes sérieux. Cela montre notre maturité, quels que soient les cinq joueurs sur le terrain. Nous avons beaucoup de gars capables de faire la différence. Les gens disaient qu’ils étaient imbattables, mais nous abordons chaque match avec le même état d’esprit. »
Victor Wembanyama a également laissé entendre que les Spurs pourraient devenir un obstacle de taille pour le Thunder : « Je suis juste heureux de faire partie de quelque chose qui devient si beau. Un basket-ball pur et éthique, vous savez. »
Interrogé sur cette déclaration, Wembanyama a précisé : « Dans le basket moderne, nous voyons beaucoup de marques de basket qui n’offrent pas beaucoup de variété dans les dangers qu’elles représentent pour les adversaires. Beaucoup d’isolement. Parfois une sorte de basket forcé. Nous essayons de proposer une marque de basket qui peut être qualifiée de plus old-school, à la manière des Spurs. C’est un basket tactiquement plus correct, à mon avis. »
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