Publié le 27 septembre 2025 à 21h07. Lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé les tensions croissantes entre Moscou et les pays occidentaux, tout en niant toute intention agressive envers l’Europe.
- Lavrov affirme que la Russie ne prévoit pas d’attaquer d’autres pays européens après l’Ukraine, mais qu’elle répondra avec fermeté à toute agression.
- Il accuse l’OTAN et l’Europe de l’accuser à tort de préparer une attaque contre d’autres nations.
- Des incidents récents, comme les intrusions de drones dans l’espace aérien polonais et les fermetures d’aéroports au Danemark, ont exacerbé les tensions.
Sergueï Lavrov a utilisé sa tribune à l’ONU pour contrer les accusations portées contre la Russie, notamment celles formulées par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a affirmé que Vladimir Poutine préparait une attaque contre un autre pays européen. Selon le Guardian, Zelensky a exprimé ces craintes ce jour-là.
Le ministre russe a insisté sur le fait que la Russie n’a aucune intention d’agresser d’autres nations européennes, tout en avertissant que toute attaque contre son territoire serait traitée avec une réponse “décisive”.
« Le président Poutine a réfuté à plusieurs reprises ces allégations »,
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une menace occidentale envers la Russie, inversant les accusations portées contre Moscou.
Lavrov a également relativisé les perspectives d’une victoire ukrainienne, estimant qu’il serait politiquement aveugle de s’attendre à ce que l’Ukraine récupère l’ensemble de son territoire. Il a fait écho aux récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui a soudainement exprimé son soutien à la capacité de l’Ukraine à reconquérir tous les territoires occupés. Ces déclarations, considérées comme une volte-face par les experts, contrastent avec le manque de soutien affiché par Trump envers l’Ukraine pendant sa précédente présidence.
Les tensions se sont accrues ces dernières semaines avec des incidents impliquant des violations de l’espace aérien. Le 10 septembre, des drones russes ont pénétré dans l’espace aérien polonais, ce qui a conduit à l’activation de l’OTAN et à la convocation d’une réunion d’urgence. La Pologne a dénoncé une “provocation délibérée” de la part du Kremlin. La Russie nie toute implication délibérée, mais des experts estiment qu’il est peu probable que ces intrusions aient été accidentelles.
L’OTAN a qualifié ces actions de “modèle de comportement irresponsable” et a affirmé qu’elle utiliserait tous les moyens nécessaires pour assurer sa défense. Les membres de l’OTAN ne sont pas tous d’accord sur l’intentionnalité des vols russes, mais la plupart s’accordent sur la nécessité d’une réponse ferme.
Des incidents similaires ont également eu lieu au Danemark et en Norvège, où des aéroports ont été temporairement fermés en raison de la présence de drones. La Commission européenne a attribué la responsabilité de ces incidents à Moscou, tandis que le gouvernement danois a qualifié ces événements d’ “attaque” contre son infrastructure. Le Premier ministre danois a qualifié ces événements de la plus grave attaque contre l’infrastructure du pays à ce jour. D’autres drones ont été repérés au-dessus du Danemark, notamment au-dessus d’une base aérienne.
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