Publié le 7 novembre 2025 à 13h31. La Suisse conserve sa réputation de pays le plus fiable au monde, selon une nouvelle étude internationale, mais voit le Canada se rapprocher dangereusement. L’éthique et la responsabilité sont désormais des critères déterminants dans l’image des nations.
- La Suisse est classée première au niveau mondial de la réputation internationale, suivie de près par le Canada.
- Les pays scandinaves (Norvège, Suède, Finlande, Danemark) complètent le top 5.
- L’étude souligne l’importance croissante de l’éthique et de la responsabilité dans la perception des pays.
La Suisse continue de jouir d’une image particulièrement positive à l’échelle internationale. C’est ce qui ressort de la nouvelle étude « RepCore Nations 2025 » publiée par le cabinet de conseil Reputation Lab. Le pays alpin se maintient ainsi à la première place du classement, devançant le Canada, qui lui est à égalité, et les nations nordiques.
Derrière ces leaders, on retrouve la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark. L’étude révèle également que plusieurs pays européens, dont l’Autriche (12e), l’Italie (13e), l’Allemagne (20e) et la France (21e), figurent parmi les nations considérées comme ayant une réputation « forte ».
L’enquête, menée auprès de près de 62 000 citoyens des pays du G7, a évalué les 60 plus grandes économies mondiales. La Suisse se distingue non seulement par ses atouts traditionnels – stabilité, prospérité et réseau international – mais surtout par sa performance dans le domaine de « l’éthique et de la responsabilité ».
Selon l’étude, la catégorie « Éthique et responsabilité » est devenue le facteur le plus important pour l’opinion publique mondiale. Elle englobe des aspects cruciaux tels que la lutte contre le changement climatique, la protection de l’environnement, la lutte contre la corruption et le respect des droits de l’homme. Cette orientation est particulièrement favorable à la Suisse, qui s’est positionnée comme un acteur engagé dans ces domaines.
Une bonne réputation n’est pas seulement un atout moral, mais aussi économique. L’étude de Reputation Lab indique qu’un point supplémentaire au « RepScore Index » se traduit en moyenne par une augmentation de 7,2 % des revenus touristiques et de 1 % des investissements directs. Ces chiffres mettent en évidence la valeur ajoutée d’une image positive pour la Suisse, notamment pour ses secteurs des services, du luxe, du tourisme et ses marques internationales.
L’étude met également en garde contre la volatilité de la réputation. Les pays dont l’image se détériore perdent du terrain sur la scène internationale, avec des conséquences sur leur influence, les investissements et le tourisme. Les États-Unis en sont un exemple frappant. Depuis le retour de Donald Trump à la présidence, le pays a chuté de 18 places dans le classement, se retrouvant désormais à la 48e position. Pour de nombreux citoyens des pays du G7, les États-Unis ne sont plus perçus comme un partenaire fiable.
À l’inverse, certains pays ont connu une progression notable. L’Algérie (+5 places), le Japon, le Qatar et le Pérou (+4 places chacun) ont ainsi amélioré leur réputation au cours de la dernière année. La Corée du Sud, quant à elle, a subi une baisse de 7 places, attribuée à une « crise institutionnelle récente », tandis que l’Indonésie a perdu 6 places sans explication précise dans l’étude.
Pour en savoir plus sur l’étude RepCore Nations 2025, consultez le site de Reputation Lab.