Home DivertissementLa taille de l’industrie nationale du jeu est de 25 000 milliards de won… Le jeu illégal est l’article 102 | Donga Ilbo

La taille de l’industrie nationale du jeu est de 25 000 milliards de won… Le jeu illégal est l’article 102 | Donga Ilbo

by Antoine Girard

Publié le 28 octobre 2025 18:12:00. L’accès facilité aux paris sportifs, notamment en ligne, inquiète face à l’augmentation de la dépendance au jeu, touchant désormais un nombre croissant d’adolescents en Corée du Sud.

  • 4,3 % des jeunes Sud-Coréens ont déjà expérimenté le jeu d’argent.
  • Le marché des jeux illégaux est quatre fois plus important que celui des jeux légaux, estimé à 102 700 milliards de wons (environ 75 milliards d’euros).
  • Les consultations pour la dépendance au jeu ont doublé en un an dans les centres de jeunesse.

La Corée du Sud voit une augmentation des revenus de l’industrie du jeu, atteignant 25 300 milliards de wons (environ 18,5 milliards d’euros) en 2024, une hausse de 3,5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est attribuée à la reprise post-COVID-19 et à la facilité d’accès aux jeux en ligne et aux paiements simplifiés. Cependant, cette accessibilité accrue s’accompagne d’une ombre : la prolifération des jeux illégaux et l’augmentation de la dépendance, en particulier chez les jeunes.

Si les casinos et autres formes de jeux de hasard légaux, comme les courses de chevaux, de vélos et de bateaux à moteur, peuvent avoir des effets positifs sur l’économie locale et financer des projets sociaux, ils restent porteurs de risques. La dépendance au jeu peut entraîner des conséquences désastreuses : pertes financières, ruptures familiales, chômage et criminalité. Le marché des jeux illégaux, estimé à 102 700 milliards de wons en 2022, est particulièrement préoccupant, surpassant largement le marché légal.

Les paris sportifs illégaux et les jeux en ligne, accessibles via les smartphones et les réseaux sociaux, sont particulièrement attractifs pour les jeunes. Selon un rapport de l’Institut coréen de prévention et de traitement des problèmes de jeu, 4,3 % des adolescents ont déjà joué, et parmi eux, 19,1 % continuent de jouer régulièrement au cours des six derniers mois. Les centres de jeunesse constatent une forte augmentation des demandes d’aide, avec 8 915 consultations en 2023, contre 4 042 l’année précédente.

« Une fois qu’on est accro au jeu, il est très difficile de s’en sortir seul. Il est donc primordial de prévenir la dépendance plutôt que d’essayer de la soigner après coup. Si la dépendance est déjà installée, il faut demander l’aide d’un centre de traitement professionnel ou d’un organisme de conseil plutôt que d’essayer de résoudre le problème seul. »

Park Gi-peum, expert du Kangwon Land Mind Filling Center

Les autorités et les professionnels de la santé publique soulignent l’importance de la prévention et de l’accès à des services de soutien pour lutter contre ce problème croissant.

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