Publié le 26 octobre 2025. La Toussaint, traditionnellement dédiée au souvenir des défunts humains, voit émerger un nouveau rituel : l’hommage aux animaux de compagnie disparus, une pratique de plus en plus répandue chez les Français.
- 70 % des propriétaires d’animaux de compagnie ont vécu le deuil de leur compagnon.
- 65 % d’entre eux ont mis en place un geste symbolique pour honorer leur mémoire.
- 78 % des Français estiment que le deuil animalier mérite le même respect que le deuil humain.
Le lien affectif qui unit les Français à leurs animaux de compagnie est de plus en plus fort, et la perte d’un tel compagnon est vécue comme un véritable deuil familial. Cette réalité se traduit par une évolution des pratiques et des mentalités, notamment autour de la Toussaint.
Pour de nombreux enfants, la disparition d’un animal est souvent leur première expérience de la mort. Il est donc essentiel de les accompagner dans cette épreuve avec des rituels adaptés, comme la décoration d’une urne, la création d’un conte ou l’organisation de petites funérailles. Des ouvrages comme Mon amie pour la vie (A. Laudebat & A. Asselin, éd. Jets d’Encre, 2023) peuvent également aider à transformer la tristesse en un souvenir apaisé.
Les adultes, eux aussi, sont profondément affectés par la perte de leur animal. Selon le Dr Yessenia Alves Leiva, vétérinaire à domicile et autrice de « J’accompagne la fin de vie de mon animal »,
« Le deuil animal, bien que douloureux, peut devenir une opportunité de réflexion et de croissance personnelle. Traverser une telle perte enrichit notre empathie et nous apprend à transformer la douleur en souvenir apaisé grâce à des rituels adaptés. »
Cette reconnaissance du deuil animalier commence à se refléter dans le monde du travail, avec certaines entreprises qui envisagent d’accorder un jour de congé en cas de perte d’un animal, une pratique encore marginale mais révélatrice d’un changement de mentalité.
Des pratiques funéraires en mutation
Si l’inhumation dans le jardin était autrefois la norme, elle n’est plus que très rarement pratiquée (6 % des propriétaires d’animaux y recourent encore). En effet, depuis 2016, la législation considère les dépouilles d’animaux de compagnie comme des déchets, interdisant l’inhumation libre.
Maître Estelle Derrien, avocate spécialisée en droit animalier, explique :
« Depuis l’abrogation de l’article L.226-4 du Code rural en 2016, il convient de se référer au droit européen selon lequel les dépouilles des animaux dits familiers sont assimilées à des déchets pour leur élimination. Concrètement, cela signifie que l’enfouissement libre dans un jardin n’est plus autorisé. C’est une réalité méconnue, souvent choquante pour les familles, mais qui traduit une volonté de l’État d’encadrer strictement ces pratiques pour des raisons avant tout sanitaires. D’où l’importance de proposer des alternatives d’une part dignes pour l’animal qui était dans la majorité des cas considéré comme un membre à part entière de la famille, et d’autre part conformes à la loi, comme la crémation ou les cimetières animaliers. »
Face à ce cadre légal, les propriétaires se tournent de plus en plus vers d’autres options :
- La crémation, choisie par 43 % des Français comme solution la plus connue.
- La restitution des cendres, permettant de conserver un souvenir tangible de l’animal (34 % des propriétaires envisagent cette option).
- Les gestes commémoratifs, tels que l’organisation d’une cérémonie, la création d’un objet symbolique ou le partage de son chagrin avec ses proches (65 % des propriétaires ont recours à ces pratiques).
D’ailleurs, 20 % des personnes interrogées regrettent de ne pas avoir organisé de rituel funéraire pour leur animal de compagnie, témoignant de l’importance croissante accordée à la commémoration.
La Toussaint, reflet d’une évolution sociétale
À l’instar des défunts humains, la Toussaint devient un moment privilégié pour se souvenir, ritualiser et partager un hommage collectif. Le deuil animalier s’inscrit ainsi progressivement dans le paysage culturel français, reflétant la place grandissante de l’animal : compagnon affectif, membre à part entière du foyer, soutien émotionnel.
Esthima, un acteur de l’accompagnement funéraire animalier
Au-delà de ses services de crémation, Esthima développe de nouvelles formes de soutien au deuil :
- Un cimetière virtuel permettant de déposer des photos et des messages en hommage à son compagnon.
- Un service d’écoute téléphonique, « Cœur Compagnon », lancé récemment pour accompagner les familles dans cette épreuve.
- Des Cérémonies Hommage, de plus en plus populaires, qu’elles soient classiques ou personnalisées.
Esthima en chiffres
- Acteur pionnier du service funéraire animalier depuis près de 30 ans.
- Un réseau de 17 crématoriums animaliers et 2 agences funéraires en France.
- Plus de 575 000 animaux décédés pris en charge pour leur crémation en 2024.
- 380 collaborateurs.
- Une entreprise labellisée Entreprise Positive®, un label RSE français basé sur la norme ISO 26000.
- Esthima est une marque de Véternité France, n°1 des pompes funèbres animalières en France en nombre d’établissements funéraires.
[1] Etude Kantar-Esthima sur la Relation Homme Animal – Mai 2025 – Auprès d’un échantillon de 1010 Français, selon un échantillon national représentatif.
[2] Etude Kantar-Esthima sur la Relation Homme Animal – Mai 2025 – Auprès d’un échantillon de 1010 Français, selon un échantillon national représentatif.
[3] Etude Kantar-Esthima sur la perception des services funéraires animaliers – Août 2025
[4] Etude Kantar-Esthima sur la perception des services funéraires animaliers – Août 2025
[5] Etude Kantar-Esthima sur la perception des services funéraires animaliers – Août 2025
[6] Etude Kantar-Esthima sur la Relation Homme Animal – Mai 2025 – Auprès d’un échantillon de 1010 Français, selon un échantillon national représentatif.
[7] Etude Kantar-Esthima sur la Relation Homme Animal – Mai 2025 – Auprès d’un échantillon de 1010 Français, selon un échantillon national représentatif.
Vues des publications : 39
