Publié le 21 novembre 2025 à 07h48. Le paysage financier japonais évolue vers une plus grande prise de risque en matière d’investissement pour la retraite, contrastant fortement avec la situation en Corée du Sud où la prudence reste de mise. Cette divergence s’accompagne d’une dynamique d’achat sur les marchés boursiers, notamment via les ETF, et de nouvelles mesures facilitant l’accès aux services financiers pour les jeunes.
- La proportion de produits à dividendes de performance dans les plans de retraite japonais de type DC a dépassé les 60 % pour la première fois, atteignant 67,3 % au mois de mars dernier.
- Les investisseurs individuels coréens se sont massivement orientés vers les ETF à effet de levier la semaine dernière, profitant de la correction du marché.
- La Commission des services financiers a supprimé la limite d’âge pour l’émission de cartes de chèque pour les enfants de moins de 12 ans et assoupli les restrictions sur les locations pour les sociétés de capitaux.
Le Japon semble opter pour une stratégie d’investissement plus dynamique pour ses retraites. Alors qu’auparavant, les plans de retraite de type DC (Defined Contribution) privilégiaient la sécurité du capital garanti, on observe désormais une préférence croissante pour les produits à dividendes de performance. Cette évolution se traduit par une proportion de 67,3 % de produits à dividendes de performance à la fin du mois de mars 2024, contre 32,7 % de produits garantissant le capital et les intérêts. Depuis l’introduction de ce système en 2001, le rendement annuel moyen des investissements de type DC au Japon s’élève à 6,9 %.
À l’inverse, la Corée du Sud affiche un profil d’investissement plus conservateur. Au cours de la même période, la proportion de dividendes de performance dans les plans de retraite coréens de type DC s’élevait à seulement 23,3 %, tandis que 76,7 % étaient consacrés à des produits garantissant le capital et les intérêts. Le rendement annuel moyen des investissements coréens n’atteignait que 2,53 % sur les dix dernières années, soulignant un écart significatif par rapport à la performance japonaise.
Sur les marchés boursiers, les investisseurs individuels coréens ont manifesté un intérêt croissant pour les ETF à effet de levier, profitant de la récente correction pour réaliser des achats à bas prix. Au cours de la semaine du 12 au 19 novembre, ils ont investi 251 milliards de wons (environ 185 millions d’euros) dans ces instruments financiers. Cette tendance ne se limite pas à un thème spécifique, mais s’étend à l’ensemble du marché, témoignant d’une stratégie d’achat plus globale.
Enfin, les autorités financières coréennes ont pris des mesures pour faciliter l’accès aux services financiers, notamment pour les jeunes. À partir de l’année prochaine, les enfants de moins de 12 ans pourront obtenir une carte bancaire sans restriction d’âge. La Commission des services financiers a également assoupli les limites de gestion des locations pour les sociétés de capitaux et augmenté le plafond des cartes de transport prépayées pour les mineurs, passant de 50 000 wons à 100 000 wons (environ 37 à 74 euros) au premier trimestre.
Seung-ho Derrida, Journaliste, [email protected]
Se-eun Park, Journaliste stagiaire, [email protected]
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