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La victoire de Zohran Mamdani laisse l’élite financière de New York confrontée à la vie sous un maire « marxiste » – The Irish Times

Publié le 7 novembre 2024 à 06h44. L'élection surprise de Zohran Mamdani à la mairie de New York a suscité des réactions contrastées, allant de l'inquiétude dans les milieux financiers à l'espoir d'un changement profond pour les New-Yorkais.…

La victoire de Zohran Mamdani laisse l’élite financière de New York confrontée à la vie sous un maire « marxiste » – The Irish Times

Publié le 7 novembre 2024 à 06h44. L’élection surprise de Zohran Mamdani à la mairie de New York a suscité des réactions contrastées, allant de l’inquiétude dans les milieux financiers à l’espoir d’un changement profond pour les New-Yorkais. Cette victoire inattendue interroge sur l’avenir économique et social de la ville.

  • L’élection de Zohran Mamdani, un socialiste déclaré, a provoqué une vive réaction de la part des médias conservateurs, notamment le New York Post.
  • Jamie Dimon, PDG de JP Morgan-Chase, a exprimé des réserves quant aux politiques de Mamdani, tout en soulignant l’importance de son succès pour l’avenir de New York.
  • Des milliers de New-Yorkais ont afflué pour acquérir un numéro spécial du New York Post mettant en scène Mamdani avec une faucille et un marteau.

L’ascension fulgurante de Zohran Mamdani, d’un statut d’inconnu à celui de candidat sérieux à la mairie, a pris de court l’establishment new-yorkais. Sa campagne, axée sur la réparation d’un système civique jugé défaillant, a rencontré un écho favorable auprès d’une population frustrée et désireuse de changement. Les milliardaires ont massivement investi dans la campagne d’Andrew Cuomo, espérant pouvoir défier Mamdani, mais leurs efforts se sont avérés vains.

L’annonce de sa victoire a immédiatement soulevé des questions quant à l’impact de ses politiques sur l’économie de la ville. Mamdani a clairement indiqué qu’il prévoyait d’augmenter les impôts pour les plus riches d’au moins 2 %. Cette perspective a alimenté les craintes d’un exode massif des élites fortunées vers d’autres États, réduisant ainsi les recettes fiscales de New York. Pourtant, selon un rapport du Fiscal Policy Institute publié en juin 2024, l’abordabilité est le principal facteur motivant le départ de quelque 121 000 personnes, bien avant l’émergence de Mamdani sur la scène politique.

Jamie Dimon, figure emblématique du monde financier new-yorkais, a commenté l’élection de Mamdani avec une certaine prudence. Il a reconnu que le nouveau maire était au pouvoir et que son succès était important pour l’avenir de la ville. Il a déclaré :

« Tout d’abord, les gens ont quitté New York. Vous voyez les hedge funds et certaines banques, et [le PDG de Citadel] Ken Griffin. Et je pense que c’est une mauvaise idée. Vous voulez avoir une ville très compétitive. Ce qui est important pour moi, ce sont des politiques qui fonctionnent réellement. Améliorez-vous le crime ? Améliorez-vous les écoles ? Améliorez-vous les soins de santé ? J’ai vu beaucoup de maires et de gouverneurs dire des choses comme ça et ne pas le faire. Parce que leurs politiques ne sont peut-être pas si mauvaises, mais leur mise en œuvre est nulle. »

Jamie Dimon, PDG de JP Morgan-Chase

Dimon a également souligné l’importance de l’apprentissage et de l’adaptation pour Mamdani, estimant qu’il pourrait évoluer et s’améliorer avec l’expérience. Il a ajouté :

« Donc, pour moi, c’est : bien faire les choses. Apprenez. C’est un jeune homme. Est-ce qu’il deviendra bon dans ce domaine ? Je vois beaucoup de gens qui occupent de gros emplois, y compris des emplois politiques – ils y grandissent. Ils apprennent, font confiance aux gens. Ils comprennent. Et je vois beaucoup de gens qui sont en quelque sorte engloutis dans le travail. Ils empirent. Tout dépend d’eux ou quelque chose comme ça. J’espère qu’il est le bon. Et ce sera important pour l’avenir de New York. »

Jamie Dimon, PDG de JP Morgan-Chase

Alors que Mamdani s’apprête à former son équipe de transition en vue de son investiture en janvier, les attentes sont fortes. La mise en œuvre de ses promesses de campagne, notamment le contrôle des loyers, le transport gratuit en bus, les services de garde d’enfants garantis et les épiceries appartenant à la ville, représenterait une avancée politique et sociale majeure. Il devra convaincre la communauté financière et les milieux d’affaires qu’il est plus qu’un simple tribun populiste, comme le lui reproche certains commentateurs conservateurs.

Le président Trump a, de manière surprenante, affiché un certain respect pour la victoire de Mamdani, reconnaissant ses compétences politiques. Il a déclaré :

« Je suis encore déchiré parce que j’aimerais voir le nouveau maire réussir – parce que j’aime New York. Depuis mille ans, le communisme n’a pas fonctionné. J’ai tendance à douter que cela va fonctionner. C’est une déclaration très dangereuse de sa part. Je dirais qu’il doit être un peu respectueux envers Washington. Parce que s’il ne le fait pas, il n’a aucune chance de réussir. Et je veux le faire réussir. Je veux que la ville réussisse. J’aime New York. J’ai grandi à New York. New York, j’ai bien réussi à New York et j’espère que New York se portera bien. »

Donald Trump, Président des États-Unis

Sur ce point au moins, Donald Trump et Zohran Mamdani semblent trouver un terrain d’entente, du moins pour l’instant.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.