Publié le 27 novembre 2025 à 05h34. L’administration américaine, par l’intermédiaire d’émissaires proches de Donald Trump, affirme que le Kremlin s’engage activement dans des négociations sérieuses pour mettre fin à la guerre en Ukraine, ouvrant la voie à des discussions sur un plan de paix élaboré par Washington.
- L’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, se rendra la semaine prochaine à Moscou pour discuter d’un plan de paix avec Vladimir Poutine.
- Le Kremlin reconnaît l’existence de “négociations sérieuses” mais souligne la nécessité d’une analyse approfondie du plan américain.
- La Biélorussie, alliée de la Russie, s’est déclarée prête à accueillir de nouvelles négociations de paix à Minsk.
Selon l’agence de presse TASS, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré le 26 novembre que des négociations de fin de conflit étaient en cours et qu’il s’agissait d’une priorité absolue. Il a souligné que ce dossier était « probablement le plus important du moment ». Cette évaluation intervient alors que les États-Unis mènent une série de rencontres avec la Russie et l’Ukraine dans le but de définir un cadre pour une résolution du conflit.
Fin novembre, Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, ont rencontré Kirill Dmitriev, l’envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine, et ont élaboré un projet de plan de paix en 28 points. Ce projet a ensuite été amendé à 19 dispositions suite à des discussions avec une délégation ukrainienne le 23 novembre, menées par le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Le Kremlin a qualifié ces négociations américaines de “sérieuses”.
Witkoff devrait rencontrer Vladimir Poutine la semaine prochaine, du 30 novembre au 6 décembre, afin de discuter en détail de ce plan. Yuri Ouchakov, conseiller pour la politique étrangère du Kremlin, a confirmé cette information à la télévision d’État russe, précisant qu’un accord de principe avait été trouvé et que d’autres représentants de l’administration américaine impliqués dans le plan pourraient également accompagner Witkoff.
Cependant, le chemin vers un accord ne s’annonce pas aisé. Ouchakov a reconnu que certains aspects de la proposition américaine étaient “positifs”, mais a souligné que “de nombreux autres points nécessitent des discussions approfondies entre experts”. Il a insisté sur le fait que le plan n’avait pas encore été examiné en détail par la Russie et nécessitait une analyse approfondie.
La Russie a également réaffirmé sa position de fermeté, excluant toute concession sur les points essentiels. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a déclaré :
« Il ne peut y avoir aucune concession ni dérogation sur des points clés pour résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. »
Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères
Il a ajouté que de nombreux éléments du sommet américano-russe d’Anchorage (15 août) étaient déjà le fruit de compromis et que le président Poutine l’avait souligné. Après avoir examiné la version actuelle du plan de paix, la Russie poursuivra les discussions sur cette base.
Parallèlement, la Biélorussie, un allié clé de la Russie, a proposé d’accueillir de nouvelles négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, lors d’un sommet avec Vladimir Poutine au Kirghizistan, a déclaré :
« Si vous voulez ramener (les pourparlers de paix) à Minsk (la capitale de la Biélorussie), nous sommes prêts à les tenir à tout moment. »
Alexandre Loukachenko, président biélorusse
La Russie et l’Ukraine avaient déjà mené des négociations près de la frontière biélorusse en février 2022, au début de la guerre. Poutine a indiqué qu’il partagerait avec Loukachenko les progrès des négociations de fin de conflit avec les États-Unis et d’autres pays.
Le journaliste Cheon Ho-seong [email protected]
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