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La volatilité mondiale s’accentue alors que les inquiétudes liées à la valorisation déclenchent une fuite technologique

Les marchés financiers mondiaux ont connu une journée de turbulences hier, marquée par une correction boursière et une volatilité accrue, alimentées par des inquiétudes persistantes concernant les valorisations, les tensions commerciales et les perspectives économiques. Si un rebond…

La volatilité mondiale s’accentue alors que les inquiétudes liées à la valorisation déclenchent une fuite technologique

Les marchés financiers mondiaux ont connu une journée de turbulences hier, marquée par une correction boursière et une volatilité accrue, alimentées par des inquiétudes persistantes concernant les valorisations, les tensions commerciales et les perspectives économiques. Si un rebond partiel s’est dessiné ce matin, la prudence reste de mise face à la remontée des taux d’intérêt et à la fragilité de la croissance.

La correction d’hier s’explique par une conjonction de facteurs. Les valorisations boursières, jugées élevées par de nombreux analystes, continuent de susciter des inquiétudes, notamment aux États-Unis où les dix plus grandes entreprises du S&P 500 représentent désormais plus de 40 % de la valeur de l’indice. À cela s’ajoutent les incertitudes liées aux droits de douane contestés devant la Cour suprême et les répercussions de la récente fermeture du gouvernement américain.

Cette instabilité a entraîné une propagation de la volatilité à l’échelle mondiale. Après une baisse initiale, la Bourse de Séoul a rebondi de 2,8 %, tandis que Tokyo a enregistré une hausse de 2,5 %. L’Europe a également connu des fluctuations, plongeant avant de récupérer une partie de ses pertes.

Les préoccupations ne se limitent pas aux États-Unis. Le pourcentage d’indices boursiers mondiaux atteignant des sommets historiques est le plus élevé depuis 26 ans, un phénomène corrélé à l’endettement mondial, également à des niveaux record. Cette situation pousse les banques centrales à envisager des baisses de taux d’intérêt pour alléger le fardeau de la dette, mais risque d’alimenter l’inflation et de créer un environnement de stagflation, où la croissance économique est faible ou inexistante.

Ce matin, les marchés ont oscillé, passant d’une baisse significative depuis la clôture d’hier à un pic nocturne, avant de revenir à un niveau de 17,8. Le secteur technologique, considéré comme une valeur refuge, a affiché une relative résistance, avec une hausse de 0,6 % pour le groupe des « Magnificent 7 », bien qu’il accuse toujours une baisse de 1 % sur la semaine.

La correction a également touché les cryptomonnaies, avec un Bitcoin tombant sous la barre des 100 000 $ (environ 150 000 $ CAD), en baisse de 7 % sur une semaine et de 16 % sur un mois. D’autres cryptomonnaies ont subi des pertes encore plus importantes, avec une baisse de 25 % sur un mois pour certaines. Cet effondrement témoigne d’une aversion au risque accrue, même si les cryptomonnaies sont connues pour leur volatilité.

Les métaux précieux ont profité de ce contexte de repli sur valeur, avec un retour à 3 990 $ (environ 5 985 $ CAD) l’once pour l’or et une hausse de plus de 48 $ l’once. Le cuivre tente de se maintenir au-dessus de 5 $ (environ 7,50 $ CAD) l’once. Le pétrole est stable, tandis que le gaz naturel a bondi de 31 % à l’approche de la saison de chauffage hivernale.

La remontée des taux d’intérêt est également un facteur d’inquiétude. Le rendement des bons du Trésor américain à 2 ans a dépassé les 3,63 %, atteignant son plus haut niveau depuis fin septembre. Le rendement à 10 ans a gagné 6 points de base pour atteindre 4,15 %, son plus haut niveau depuis un mois. Les anticipations d’une baisse des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) en décembre sont tombées à 59 %, et celles d’une nouvelle baisse en janvier à 21 %. Les raisons de ce revirement ne sont pas encore claires, mais une baisse des taux en décembre pourrait soutenir les marchés.

À ce stade, le rebond observé ce jour est modeste et ne témoigne pas d’un retour massif des acheteurs. Les investisseurs attendent probablement une décision concernant les droits de douane pour prendre des positions plus affirmées.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.