Publié le 29 octobre 2025 13h19. L’actrice Catherine Corcoran poursuit les réalisateurs du film d’horreur à succès « Terrifier », l’accusant d’exploitation sexuelle, de fraude et de non-paiement de redevances sur les produits dérivés.
- Catherine Corcoran affirme avoir été filmée nue sans son consentement explicite sur le tournage de « Terrifier ».
- La plainte dénonce des conditions de tournage dégradantes et un manque de respect des normes de la Screen Actors Guild.
- L’actrice réclame le paiement de redevances impayées estimées à plus de 6 000 $ (environ 9 300 CAD) sur les ventes de produits dérivés du film.
L’actrice Catherine Corcoran a déposé une plainte auprès d’un tribunal fédéral de Californie contre les sociétés de production Dark Age Cinema et Fuzz on the Lens Productions, ainsi que contre les producteurs Phil Falcone et Damien Leone, et la société de production du personnage Art the Clown. La plainte, révélée par Variety, fait état de « l’histoire bien trop courante de producteurs de films à petit budget exploitant une jeune actrice par la fraude, le harcèlement sexuel et finalement la trahison ».
Selon les documents judiciaires, Corcoran a subi des pressions pour participer à des scènes de nudité dans le film « Terrifier ». Elle allègue qu’elle n’a jamais donné son consentement écrit pour ces scènes, contrairement aux exigences de la Screen Actors Guild (SAG-AFTRA). L’actrice affirme avoir insisté pour porter des sous-vêtements le jour du tournage, mais avoir été filmée seins nus sans son accord formel.
La plainte décrit également des conditions de tournage particulièrement difficiles. Lors d’une scène où son personnage, Dawn, est suspendu la tête en bas, Corcoran aurait été maintenue dans cette position pendant plus de dix heures dans des températures glaciales. Après le tournage, elle a consulté un médecin qui a diagnostiqué un gonflement du crâne et des lésions au tympan.
Outre les allégations d’exploitation sexuelle, Corcoran accuse les producteurs de l’avoir privée d’une part équitable des revenus générés par le film et ses suites. Elle avait initialement accepté de travailler sur « Terrifier » pour un salaire journalier modeste, avec la promesse de recevoir 1 % des bénéfices du film, ainsi que des redevances sur les franchises et les produits dérivés. Or, les deux suites de « Terrifier » ont rapporté collectivement plus de 105 millions de dollars (environ 162 millions de CAD) au box-office mondial, sans compter les revenus provenant des ventes de vidéos, des événements pour les fans et d’autres activités.
Corcoran affirme n’avoir reçu que 1 816,35 $ (environ 2 800 CAD) en redevances à ce jour, et ce, sans explication quant à la diminution progressive des paiements. Elle estime que les droits de licence sur les produits dérivés devraient s’élever à plus de 6 000 $ (environ 9 300 CAD).
Les accusés n’ont pas encore répondu à la plainte. L’affaire est en cours d’instruction.
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