Publié le 1er novembre 2025 à 22h48. La célébration des 25 ans du Fonds de Garantie Voyage a été marquée par un rappel brutal de sa pertinence : la déclaration de l’ouragan Melissa comme catastrophe naturelle en Jamaïque, mettant en lumière la nécessité d’une assistance rapide aux voyageurs en difficulté.
- L’ouragan Melissa a conduit à la déclaration d’une catastrophe en Jamaïque, mobilisant les équipes de TUI Benelux.
- Une table ronde a soulevé des questions sur l’évolution du Fonds de Garantie Voyage, notamment l’augmentation de sa contribution et l’élargissement de son champ d’intervention.
- Les participants ont souligné l’importance du Fonds et la reconnaissance qu’il suscite à l’étranger.
La célébration du 25e anniversaire du Fonds de Garantie Voyage, organisée jeudi par le fonds lui-même et TravMagazine, a pris une tournure inattendue lors d’une table ronde à l’hôtel Room Mate Bruno de Rotterdam. Alors que les experts discutaient de l’avenir de cette organisation essentielle pour l’industrie du voyage néerlandaise, la nouvelle de la dévastation causée par l’ouragan Melissa en Jamaïque est tombée, illustrant de manière poignante la raison d’être du fonds.
Angélique Nijmeijer, responsable de la gestion des crises et de la continuité des activités chez TUI Benelux, membre du comité des catastrophes, a failli être absente de la réunion. Elle était en effet pleinement mobilisée dans la salle de situation de TUI, où l’évolution de l’ouragan et ses conséquences étaient suivies de près.
La table ronde a réuni des figures clés du secteur : Frank Oostdam, président de l’ECTAA (European Travel Agents’ and Tour Operators’ Associations) et ancien directeur de l’ANVR (Association Nationale des Voyageurs et des Agences de Voyage) ; Kim Nooyens, président du VvKR (Vereniging van Kleinschalige Reisorganisaties, association des petits voyagistes) et participant au Fonds de Garantie Voyage via Travel Brigade ; Walter Schut, directeur adjoint de l’ANVR et membre du conseil de surveillance du Fonds ; et Erik Jan Reuver, directeur du Fonds de Garantie Voyage ainsi que des organisations sœurs SGR/SGRZ/RBP et GGTO.
Les discussions ont porté sur la nécessité d’adapter le Fonds de Garantie Voyage à l’évolution du paysage touristique. Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment une possible augmentation de la contribution actuelle de 2,50 € par réservation et une extension de la couverture au-delà des catastrophes naturelles et des actes de guerre.
« Nous devons mieux expliquer nos règles et répondre aux questions, comme celle de savoir pourquoi les épidémies ne sont pas couvertes. Nous avons eu une discussion très utile à ce sujet. »
Erik Jan Reuver, directeur du Fonds de Garantie Voyage
Erik Jan Reuver s’est dit fier du rôle joué par le Fonds au cours des 25 dernières années, soulignant son efficacité à apporter aide et assistance aux voyageurs confrontés à des situations d’urgence, et à prendre en charge une partie des coûts engendrés par les catastrophes majeures. Il a également noté que le modèle néerlandais suscite l’admiration à l’étranger.
« Il est agréable de constater que les organisations étrangères regardent souvent notre fonds avec envie. Je suis fier de la façon dont nous avons organisé cela aux Pays-Bas », a-t-il déclaré.
Les participants ont unanimement reconnu l’importance du Fonds de Garantie Voyage, tout en identifiant des axes d’amélioration, notamment en matière de communication et de transparence.
Photo (de gauche à droite) : Theo de Reus, Frank Oostdam et Erik Jan Reuver. Assis (de gauche à droite) : Kim Nooyens, Angelique Nijmeijer et Walter Schut. (Photo et vidéo : Dylan Cinjee)
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