Publié le 5 janvier 2026. L’Association pour le diagnostic et la médecine de laboratoire (ADLM) a publié de nouvelles recommandations pour optimiser les tests de dépistage de drogues en milieu hospitalier, en particulier aux urgences, afin d’améliorer la prise en charge des patients et d’adapter les protocoles aux évolutions récentes des substances et des techniques d’analyse.
- Une collaboration étroite entre les professionnels de laboratoire et les cliniciens est essentielle pour une utilisation appropriée des tests de dépistage, notamment chez les enfants.
- Les établissements de santé doivent régulièrement réévaluer leurs protocoles de dépistage en fonction des tendances locales de consommation de drogues.
- L’utilisation de la spectrométrie de masse, une technique d’analyse plus performante, doit être envisagée dans certains cas, notamment chez les patients pédiatriques ou lorsque les tests immunologiques s’avèrent insuffisants.
Le dépistage de drogues joue un rôle crucial dans la prise en charge des patients se présentant aux urgences avec des symptômes de surdose ou une altération de l’état mental. Un résultat positif à un médicament abusé chez un enfant, par exemple, peut éviter des examens médicaux inutiles, comme une IRM, et alerter les services de protection de l’enfance. C’est pourquoi il est impératif que les professionnels de santé disposent des informations les plus récentes sur les substances en circulation et les méthodes de détection disponibles.
L’ADLM avait déjà publié des directives sur le dépistage de drogues en 2003. Cependant, le paysage a considérablement évolué depuis lors. À partir de 2013, l’arrivée massive d’opioïdes synthétiques, dont le fentanyl, a bouleversé le marché des drogues illicites. De nouvelles substances psychoactives de synthèse apparaissent chaque année, rendant les tests traditionnels moins efficaces. Parallèlement, la consommation de certains médicaments, comme les antidépresseurs tricycliques, a diminué, ce qui justifie de revoir les protocoles de dépistage systématique.
Les progrès technologiques ont également influencé le domaine du dépistage. Les immunoessais, la méthode la plus couramment utilisée, se sont améliorés, et de plus en plus d’établissements de santé ont accès à la spectrométrie de masse, une technique plus précise et capable de détecter un plus large éventail de substances.
Face à ces changements, un groupe d’experts de l’Académie de diagnostic et de médecine de laboratoire de l’ADLM a mis à jour les recommandations de 2003. Les auteurs du document soulignent l’importance d’une collaboration étroite entre les laboratoires et les services d’urgence :
« Indépendamment de la ou des méthodes proposées, tous les laboratoires devraient collaborer avec les dirigeants des urgences… pour garantir que les menus de tests sont à jour et raisonnables pour la population de patients »
Drs. Christine LH Snozek, Matthew D. Krasowski, Jennifer M. Colby, Kamisha L. Johnson-Davis, Rebecca E. Bruccoleri et Stacy E. Melanson
Ils insistent également sur la nécessité d’une formation continue du personnel clinique concernant les performances et les limites des tests, ainsi que sur l’importance de discuter régulièrement des stratégies optimales pour répondre aux besoins des patients.
À propos de l’Association pour le diagnostic et la médecine de laboratoire (ADLM)
L’ADLM est une organisation internationale dédiée à l’amélioration de la santé par le biais de la médecine de laboratoire. Elle regroupe plus de 70 000 professionnels de laboratoire clinique, médecins, chercheurs et chefs d’entreprise de 110 pays. L’association est à la pointe de l’innovation dans divers domaines de la médecine de laboratoire, tels que la chimie clinique, le diagnostic moléculaire, la spectrométrie de masse et la microbiologie clinique. Depuis 1948, l’ADLM promeut l’avancement de la médecine de laboratoire en favorisant la collaboration scientifique, le partage des connaissances et le développement de solutions innovantes. Pour plus d’informations, visitez www.myadlm.org.
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SOURCE Association pour le Diagnostic et la Médecine de Laboratoire (ADLM)
