La justice américaine a donné son feu vert, lundi 23 octobre 2025, à l’administration Trump pour déployer la Garde nationale de l’Oregon dans l’État, malgré l’opposition des autorités locales. Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes à Portland, où des affrontements ont lieu entre des agents fédéraux et des manifestants.
La Cour d’appel du neuvième circuit a annulé une ordonnance temporaire qui bloquait le déploiement de la Garde nationale de l’Oregon, autorisant ainsi le président Donald Trump à fédéraliser jusqu’à 200 membres de cette force armée pour protéger les biens fédéraux. Cependant, une interdiction plus large empêche toujours le déploiement de la Garde nationale d’autres États à Portland.
Le procureur général de l’Oregon, Dan Rayfield, a vivement critiqué cette décision, estimant que les juges du neuvième circuit « ont choisi de ne pas tenir le président responsable » de ses actions. Dans un communiqué, il a déclaré que son bureau « exhorte l’ensemble du neuvième circuit à annuler la décision d’aujourd’hui avant que des déploiements illégaux ne puissent avoir lieu ». « Nous continuerons à nous battre pour les lois et les valeurs de l’Oregon quoi qu’il arrive », a-t-il ajouté.
Fin septembre, le président Trump avait émis un ordre permettant de fédéraliser les membres de la Garde nationale de l’Oregon, une mesure contestée par les autorités de l’État. La Cour d’appel a justifié sa décision en estimant, « après avoir examiné le dossier à ce stade préliminaire, qu’il est probable que le président ait exercé légalement son autorité statutaire » pour procéder à cette fédéralisation.
Les affrontements à Portland opposent actuellement des agents fédéraux à des manifestants anti-ICE (Immigration and Customs Enforcement, service de l’immigration et des douanes des États-Unis) devant le bâtiment de ce service.
Cette affaire est en cours d’évolution. Des mises à jour seront fournies ultérieurement.