Publié le 3 décembre 2025 à 13h49. L’administration américaine suspend les procédures d’immigration pour les ressortissants de 19 pays, invoquant des préoccupations de sécurité nationale après une attaque meurtrière contre des membres de la Garde nationale. Cette décision s’accompagne d’un renforcement du contrôle des immigrants déjà présents sur le territoire américain.
- L’administration Trump a suspendu le traitement des demandes de carte verte et de naturalisation pour les ressortissants de 19 pays.
- Un examen approfondi des dossiers d’immigration approuvés sous l’administration Biden est en cours, avec possibilité de nouveaux entretiens.
- Des opérations de répression ciblées contre les immigrants ayant commis des crimes violents ont été lancées, notamment en Louisiane.
Washington a annoncé une série de mesures restrictives en matière d’immigration suite à la fusillade, le 22 novembre, qui a coûté la vie à un soldat de la Garde nationale et blessé un autre près de la Maison Blanche. L’auteur de l’attaque était un ressortissant afghan, ce qui a conduit l’administration à justifier ces mesures par des impératifs de sécurité.
Selon une note de politique publiée mardi par les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS), l’agence chargée de traiter les demandes d’immigration, la suspension des procédures concerne un large éventail de demandes. Le directeur de l’USCIS, Joseph Edlow, aura la responsabilité de décider quand cette pause sera levée.
En juin dernier, l’administration avait déjà interdit aux citoyens de 12 pays de voyager aux États-Unis et restreint l’accès à ceux de sept autres, invoquant également des raisons de sécurité nationale. Les pays concernés étaient l’Afghanistan, le Myanmar, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, avec des restrictions supplémentaires pour le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.
Initialement, ces restrictions ne s’appliquaient pas aux personnes de ces pays déjà présentes aux États-Unis. Cependant, la nouvelle directive de l’USCIS prévoit désormais un contrôle accru de tous les immigrants originaires de ces nations, quelle que soit leur date d’arrivée. L’agence s’engage à examiner en profondeur toutes les « demandes de prestations approuvées » pour les personnes ayant immigré sous l’administration Biden.
L’USCIS a déclaré qu’elle établirait, dans les 90 jours, une liste prioritaire d’immigrants à examiner et, si nécessaire, à orienter vers les services d’immigration ou d’autres organismes chargés de l’application de la loi.
Parallèlement, l’administration a annoncé d’autres mesures, notamment la suspension des décisions en matière d’asile et la restriction des visas pour les Afghans ayant collaboré avec les forces américaines. Quelques jours avant la fusillade, l’USCIS avait déjà annoncé l’examen des dossiers de tous les réfugiés admis aux États-Unis sous l’administration Biden.
Ces décisions ont suscité des critiques, certains dénonçant une punition collective envers les immigrants. À la Nouvelle-Orléans, une opération de répression fédérale contre l’immigration a débuté mercredi, ciblant les immigrants ayant commis des crimes violents tels que des cambriolages, des vols à main armée et des viols. Selon la secrétaire adjointe du Département de la sécurité intérieure, Tricia McLaughlin, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’administration Trump dans d’autres villes américaines.
En outre, le Département d’État a annoncé qu’il restreindrait les visas pour les Nigérians et les membres de leurs familles impliqués dans des massacres et des violences contre les chrétiens. Le secrétaire d’État a déclaré que cette politique s’étendrait à d’autres gouvernements ou individus impliqués dans des violations de la liberté religieuse. Source originale

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