Publié le 20 juillet 2023. Dix ans après les agressions sexuelles massives du Nouvel An à Cologne, la question de la sécurité publique et de l’intégration en Allemagne reste au cœur des débats, exacerbée par les tensions liées à l’immigration et à la criminalité.
La déclaration récente de Friedrich Merz, chef de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), sur le « paysage urbain » allemand a ravivé les controverses. Il a mis en lumière une réalité que beaucoup observent : une dégradation du sentiment de sécurité dans certaines villes, liée à la présence de jeunes hommes, souvent d’origine nord-africaine ou arabe, impliqués dans des activités illégales.
Selon Merz, ce « paysage urbain » se caractérise par des sociétés parallèles, des agressions au couteau, des violences dans l’espace public et un rejet des valeurs occidentales. Ses propos ont suscité une vive réaction, notamment de la part des milieux antiracistes et de la gauche politique, qui dénoncent une stigmatisation des migrants.
Les statistiques policières confirment une surreprésentation des étrangers, notamment des demandeurs d’asile, dans les délits tels que le vol, la violence et les agressions sexuelles. Un sondage révèle que deux tiers des Allemands estiment que Merz a raison de pointer du doigt ce problème. Pourtant, les partis de gauche continuent de minimiser la question, arguant que les villes allemandes sont simplement devenues « plus diversifiées » et « parfois plus conflictuelles », selon la commissaire à l’intégration Natalie Pawlik (SPD).
Des figures du féminisme postmoderne, comme la militante pour le climat Luisa Neubauer et la politicienne écologiste Ricarda Lang, ont accusé Merz de contribuer à alimenter des « récits racistes ». Elles plaident pour une meilleure « poursuite des violences domestiques » et un « éclairage et une surveillance des espaces publics », mais sans aborder les causes profondes du problème, notamment la politique migratoire actuelle.
Le réveillon du Nouvel An 2015 à Cologne est devenu un symbole de cette crise. Ce soir-là, des centaines de femmes ont été harcelées, agressées sexuellement et volées par des groupes d’hommes, pour la plupart âgés de 15 à 35 ans et originaires d’Afrique du Nord et du monde arabe. Un rapport de police a révélé que ces hommes étaient « très ivres », « complètement désinhibés et agressifs », et qu’ils lançaient même des feux d’artifice sur les personnes et la cathédrale.
Plus de 1 200 plaintes pénales ont été déposées dans les mois qui ont suivi. Les femmes concernées ont été les premières victimes de la politique migratoire d’Angela Merkel, qui avait lancé le slogan « Nous pouvons le faire » en réponse à l’afflux de réfugiés.
La réaction initiale des autorités et des médias a été marquée par le silence et la minimisation. La maire de Cologne a même conseillé aux femmes de ne laisser les étrangers les approcher qu’à « distance de bras », une déclaration qui a suscité l’indignation. L’ARD et la ZDF n’ont fait état du désastre sécuritaire que quatre jours plus tard.
Ce manque d’information a été dénoncé par des chroniqueurs comme Ross Douthat, du New York Times, qui a appelé à la démission d’Angela Merkel. L’opinion publique allemande a également débatté de la pertinence de mentionner l’origine des auteurs des agressions.
Une campagne féministe en ligne a cherché à minimiser le lien entre la violence sexuelle et la migration, arguant que la lutte pour les droits des femmes ne doit pas être mêlée au racisme. Cette position a été soutenue par la ministre de la Famille de l’époque, Manuela Schwesig (SPD), qui a souligné que des violences sexuelles se produisent chaque jour.
Alice Schwarzer, figure emblématique du féminisme allemand, a qualifié le réveillon du Nouvel An à Cologne de « signal politique », soulignant que la violence contre les femmes risquait de se propager de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à l’Europe. Elle a été immédiatement accusée de xénophobie.
Aujourd’hui, on dénombre en moyenne deux viols collectifs par jour en Allemagne. Le nombre d’agressions sexuelles commises par des migrants depuis 2017 dépasse le millier chaque année. Ce phénomène, qualifié de « nouvelle normalité », reste largement ignoré par les autorités et les médias.
Dix ans après les événements de Cologne, certaines villes allemandes ont renoncé à organiser des marchés de Noël par manque de moyens pour assurer la sécurité. Là où ils ont lieu, ils sont moins fréquentés. L’Allemagne paie le prix d’une fausse tolérance.
L’ignorance et la stupidité en politique et en administration se sont installées à tous les niveaux. Et aujourd’hui, dix ans après Cologne, je pense qu’il est peu probable, voire impossible, de corriger fondamentalement cette situation. Trop de choses doivent être changées et il manque partout des personnes qualifiées. Je suis heureux de pouvoir célébrer Noël et le Nouvel An au Caire. Vous pouvez toujours vous déplacer en toute sécurité ici, même dans les quartiers les moins chics de la ville. Parce que les autorités et l’État assurent la sécurité. Bonne et heureuse année, je l’espère, paisible !
Tout le monde connaît les problèmes. Mais personne ne peut le résoudre. L’AfD est contente.
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