Publié le 18 janvier 2026 à 13h52. Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane sur plusieurs pays européens en représailles à leur opposition à son projet d’acquérir le Groenland, suscitant une vive réaction de la part des autorités irlandaises et européennes.
- Donald Trump menace d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 25 % sur les produits européens à partir du 1er février, puis 25 % à partir du 1er juin.
- L’Irlande, par la voix de son Taoiseach et de ses ministres, condamne fermement cette initiative, la qualifiant d'”inacceptable” et “profondément regrettable”.
- L’Union européenne se prépare à une réponse coordonnée, une réunion d’urgence des ambassadeurs des 27 États membres étant prévue dans la journée.
La tension monte entre les États-Unis et l’Europe après l’annonce surprise de Donald Trump concernant l’imposition de droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays européens, dont le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Cette décision intervient dans le contexte de la volonté affichée par le président américain d’acquérir le Groenland, un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark.
Le Taoiseach irlandais, Micheál Martin, a dénoncé cette menace commerciale, la qualifiant d'”extraordinaire” et d'”inacceptable”. S’exprimant sur RTÉ, il a rappelé l’existence d’un accord commercial entre l’Europe et les États-Unis, conclu de bonne foi. Il a toutefois averti que l’Union européenne riposterait en cas d’imposition de ces droits de douane, ce qui aurait des conséquences négatives pour les deux parties.
« Un dialogue doit avoir lieu pour éviter que cela ne se produise. »
Micheál Martin, Taoiseach irlandais
La ministre des Affaires étrangères, Helen McEntee, a également exprimé sa ferme opposition à cette initiative, soulignant que l’avenir du Groenland est une question qui doit être déterminée par le Danemark et le peuple groenlandais, conformément au droit international.
« Le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États est non négociable et constitue un principe fondamental de la Charte des Nations Unies et du droit international. »
Helen McEntee, ministre des Affaires étrangères
Le Tánaiste et ministre des Finances, Simon Harris, a qualifié la menace de droits de douane de « très préoccupante et très malvenue », dénonçant l’idée de pénaliser les économies européennes pour les lier à la question du Groenland. Il a annoncé qu’il rencontrerait ses homologues européens à Bruxelles pour coordonner une réponse commune.
L’ancien ambassadeur irlandais aux États-Unis, Daniel Mulhall, a estimé que cette nouvelle menace tarifaire constituait un “moment historique”. Il a souligné la nécessité d’une réponse ferme de l’Europe, tout en reconnaissant la complexité de la prise de décision au sein de l’Union européenne, qui nécessite l’accord de 27 États membres.
« Je pense que l’Union européenne devra réagir. Je ne pense pas qu’elle puisse accepter cette décision des États-Unis. »
Daniel Mulhall, ancien ambassadeur irlandais aux États-Unis
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses de ces droits de douane, qui pourraient “porter atteinte aux relations transatlantiques et risquer une dangereuse spirale descendante”.
Les ambassadeurs des 27 pays de l’Union européenne se réuniront dans la journée pour une réunion d’urgence afin de discuter d’une réponse coordonnée à cette crise diplomatique et commerciale. Plus d’informations sur la réunion des ambassadeurs de l’UE.
Donald Trump intensifie sa quête pour acquérir le Groenland.
