Édition française
En continu
---Advertisement---

Monde

L’Arabie Saoudite menace d’embargo sur le pétrole en cas de plafonnement des prix

Ryad met en garde contre les risques d'une politique de plafonnement des prix du pétrole, dénonçant une source d'instabilité accrue sur un marché déjà fragilisé. Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz ben Salmane, a averti que…

L’Arabie Saoudite menace d’embargo sur le pétrole en cas de plafonnement des prix

Ryad met en garde contre les risques d’une politique de plafonnement des prix du pétrole, dénonçant une source d’instabilité accrue sur un marché déjà fragilisé. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz ben Salmane, a averti que son pays cesserait de vendre son pétrole aux nations appliquant de tels plafonds et pourrait réduire sa production.

Dans une interview accordée mardi à Energy Intelligence, le prince Abdulaziz ben Salmane a souligné que les politiques occidentales actuelles, notamment le plafonnement du prix du pétrole russe, introduisent « de nouveaux niveaux de risque et d’incertitude » sur le marché mondial, « à un moment où la clarté et la stabilité sont les plus nécessaires ». Il a précisé que l’Arabie saoudite ne vendrait plus de pétrole aux pays imposant un prix plafond à ses exportations et réduirait sa production, anticipant que d’autres grands producteurs pourraient suivre le mouvement.

« Ainsi, si un prix plafond devait être imposé aux exportations saoudiennes de pétrole, nous ne vendrons de pétrole à aucun pays qui impose un prix plafond sur notre approvisionnement, et nous réduirons la production pétrolière, et je ne serais pas surpris si d’autres faisaient de même », a-t-il déclaré.

Le ministre a également établi un parallèle entre le plafonnement des prix et la proposition américaine d’adopter la loi NOPEC (No Oil Producing and Exporting Cartels Act), estimant que les deux mesures pourraient avoir des conséquences similaires sur le marché. La loi NOPEC permettrait de poursuivre l’OPEP et les compagnies pétrolières nationales en vertu de la législation antitrust américaine, les accusant de tentatives anticoncurrentielles visant à limiter l’offre mondiale de pétrole et à manipuler les prix.

Ces avertissements interviennent alors que l’Union européenne, les pays du G7 et leurs alliés ont mis en place, en décembre dernier, une interdiction des exportations maritimes de pétrole russe, accompagnée d’un plafonnement des prix à 60 dollars le baril (environ 55 euros). Un embargo plus large, visant presque toutes les importations de produits pétroliers russes, ainsi que des plafonds de prix sur le diesel et d’autres produits, est entré en vigueur le 5 février.

Moscou a fermement dénoncé ces tentatives de plafonnement et interdit toute transaction pétrolière dans le cadre de ce système. En février, la Russie a annoncé une réduction volontaire de sa production de 500 000 barils par jour (environ 795 000 litres) en mars, en suspendant les ventes aux acheteurs respectant le prix plafond imposé par l’Occident.

Selon le prince Abdulaziz ben Salmane, ces politiques occidentales exacerbent l’instabilité et la volatilité du marché pétrolier et risquent d’avoir un impact négatif sur l’ensemble de l’industrie à l’échelle mondiale.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.