La croissance économique américaine a connu une accélération inattendue au deuxième trimestre, portée par une consommation robuste et des gains de productivité notables. Cette révision à la hausse, combinée à des prévisions optimistes pour le trimestre en cours, suggère une dynamique économique plus forte que prévu, malgré un marché du travail en mutation.
La dernière estimation du produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre, publiée la semaine dernière, a été revue à la hausse, passant de 3,3 % à 3,8 %. Cette augmentation significative confirme la bonne santé de l’économie américaine. L’élément le plus frappant de cette révision est l’essor de la consommation, qui a progressé de 1,6 % à 2,5 %.
Selon les données d’Ed Yardeni, plusieurs facteurs ont contribué à cette performance. Les investissements fixes dans la propriété intellectuelle (PI) ont enregistré la plus forte hausse (+ 15 %), tandis que les importations ont connu une baisse marquée (-29 %), en partie due à la mise en place de droits de douane temporaires sur certains partenaires commerciaux.
Les perspectives pour le troisième trimestre, qui s’est achevé mardi dernier, restent positives. Le modèle de la Réserve fédérale d’Atlanta (Fed) prévoit une croissance de 3,9 %, contre 3,3 % estimé précédemment. Cette prévision est notamment soutenue par une forte augmentation des investissements en matériel commercial fixe (près de 12 %). En revanche, les constructions résidentielles et commerciales devraient freiner la croissance, avec une baisse estimée entre 5 % et 6 %.
Cette révision à la hausse du PIB sur deux trimestres consécutifs, couplée à des révisions antérieures à la baisse, met en évidence une augmentation de la productivité comme moteur principal de cette croissance. L’amélioration de la productivité semble compenser un ralentissement du marché du travail, avec un remplacement croissant de la main-d’œuvre humaine par des solutions automatisées. À ce stade, il semble que l’assouplissement monétaire de la Fed ne pourra pas « sauver » le marché du travail, mais pourrait stimuler les marchés boursiers.