Publié le 2026-01-03 00:16:00. Une nouvelle loi en Arkansas élargit l’accès à la chirurgie bariatrique pour les personnes souffrant d’obésité sévère, mais exclut explicitement la couverture des médicaments amaigrissants, soulevant des questions sur le coût relatif des différentes approches thérapeutiques.
- La loi 628, entrée en vigueur le 1er janvier, impose aux programmes Medicaid et aux assurances privées de l’État de couvrir la chirurgie bariatrique et les soins associés.
- L’obésité sévère est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40, ou supérieur à 35 en présence de complications liées à l’obésité.
- Cette décision intervient alors que les assureurs réévaluent le coût et l’efficacité à long terme des nouveaux médicaments pour la perte de poids, notamment les GLP-1.
L’Arkansas a récemment modifié sa politique de couverture des traitements contre l’obésité, privilégiant désormais la chirurgie bariatrique pour les cas les plus sévères. La loi 628 oblige les programmes Medicaid et les plans d’assurance commerciaux à prendre en charge la chirurgie, ainsi que les consultations et le suivi pré et post-opératoires, pour les patients présentant un IMC supérieur à 40 ou un IMC entre 35 et 40 accompagné de pathologies associées à l’obésité.
Cette législation marque un revirement intéressant, alors que la chirurgie bariatrique était parfois considérée comme une option dépassée. Kenny Bramwell, directeur médical principal de Select Health, a souligné l’évolution de la perception :
« Il y a quelques années, je n’aurais jamais dit cela, mais certaines personnes devront peut-être considérer – ou nous devons au moins considérer – les coûts des options chirurgicales. »
Kenny Bramwell, directeur médical principal de Select Health
Il a notamment comparé le coût de la chirurgie à celui des médicaments injectables, qui peuvent atteindre 1 000 dollars par mois (environ 920 euros) à vie.
Ce changement de politique s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question de la couverture des médicaments GLP-1, utilisés pour la perte de poids. Plusieurs États américains, comme la Californie, ont récemment ajusté leurs politiques en matière de remboursement de ces médicaments ici, tandis que les assureurs examinent de près la pérennité et les bénéfices de ces traitements sur le long terme. L’attention se porte particulièrement sur le rapport coût-efficacité des différentes options thérapeutiques disponibles pour lutter contre l’obésité.
La question du financement des traitements contre l’obésité reste donc au cœur des débats, avec une réévaluation constante des stratégies à adopter pour répondre aux besoins des patients tout en maîtrisant les dépenses de santé.