Home MondeLaura Perrins: Ils ont appelé leur gamin Jihad

Laura Perrins: Ils ont appelé leur gamin Jihad

by Clara Dubois

Publié le 6 octobre 2023 10:45. L’attaque d’une synagogue à Manchester par un homme d’origine syrienne naturalisé britannique relance le débat sur l’intégration et la sécurité au Royaume-Uni, tandis que des publications antisémites du père de l’agresseur font surface.

  • Jihad al-Shamie, un citoyen britannique né en Syrie, est l’auteur de l’attaque meurtrière contre une synagogue à Manchester.
  • Deux personnes, Melvin Cravitz et Adrian Daulby, ont perdu la vie dans cette attaque.
  • Des publications sur les réseaux sociaux révèlent que le père de l’agresseur affichait des opinions pro-Hamas et antisémites.

L’attaque de la synagogue de Manchester, perpétrée le jeudi dernier par Jihad al-Shamie, a plongé la communauté juive britannique dans le deuil et la consternation. Melvin Cravitz et Adrian Daulby ont été tués lors de cette agression, ravivant les craintes d’une montée de l’antisémitisme au Royaume-Uni. Selon les premiers éléments de l’enquête, Jihad al-Shamie, né en Syrie, a acquis la nationalité britannique en 2006, à l’âge de 16 ans, après avoir immigré au Royaume-Uni dans son enfance.

Cet événement tragique intervient dans un contexte de tensions internationales exacerbées, notamment suite à l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, qui a fait plus de 1 200 morts et 251 personnes enlevées. Des publications sur Facebook, attribuées au père de Jihad al-Shamie, un chirurgien du National Health Service (NHS), ont révélé des commentaires favorables aux actions du Hamas et des propos antisémites. Dans l’une de ces publications, il louait les combattants des brigades des martyrs d’Al-Aqsa et affirmait qu’Israël « n’est pas là pour rester ». Il déclarait notamment :

« Les scènes diffusées par les brigades des martyrs d’Al-Aqsa montrant un groupe de combattants prenant d’assaut un camp de l’armée d’occupation avec des moyens simples, des ballons et des motos, prouvent hors de tout doute qu’Israël n’est pas là pour rester. Ces hommes prouvent qu’ils sont les hommes d’Allah sur Terre, peu importe qui les mène, ils sont la vraie boussole pour les hommes confiants dans leur victoire, même si leurs ressources sont peu nombreuses. »

L’affaire soulève des questions sur les critères d’acquisition de la nationalité britannique et sur l’intégration des populations issues de l’immigration. Certains observateurs soulignent que le parcours de Jihad al-Shamie, passé par le système scolaire britannique, n’a pas suffi à l’immuniser contre la haine et l’extrémisme. L’auteur de l’article original s’interroge sur la pertinence de donner à des enfants des prénoms comme « Jihad » dans un contexte britannique, évoquant les difficultés potentielles que cela peut engendrer à l’école. Elle se demande également comment les enseignants peuvent aborder ce type de nom sans susciter de réactions négatives ou être accusés de discrimination.

Ce n’est pas la première fois que des attentats terroristes frappent le Royaume-Uni. En 2017, un attentat à la bombe lors d’un concert d’Ariana Grande à Manchester avait fait 22 morts et 1017 blessés. Cet attentat avait été revendiqué par l’organisation terroriste Daech. En 2005, des attentats à la bombe dans les transports en commun londoniens avaient fait 52 morts. Ciaran Cassidy, un jeune homme d’origine irlandaise, avait été l’une des victimes de ces attentats.

L’attaque de Manchester intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’antisémitisme en Europe. L’article original souligne que, jusqu’à récemment, le Royaume-Uni se distinguait par son faible nombre d’agressions antisémites mortelles, contrairement à d’autres pays européens et américains. L’auteur exprime son inquiétude face à la banalisation de l’extrémisme islamique et à la difficulté de remettre en question les discours radicaux au nom de la diversité et de l’inclusion.

Les familles des victimes ont exprimé leur chagrin et leur indignation. La famille de Jihad al-Shamie a condamné les tueries, mais l’affaire a pris une tournure embarrassante pour son père en raison de ses publications sur les réseaux sociaux. L’article se termine par un hommage aux victimes, Melvin Cravitz et Adrian Daulby.

Que leur mémoire soit une bénédiction.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.