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L’avis que les États-Unis auraient donné à Diosdado Cabello au Venezuela ; pourrait subir le sort de Maduro

Publié le 7 janvier 2026 03:43:00. Après une opération militaire américaine visant à capturer Nicolás Maduro et son épouse, le Venezuela est plongé dans une crise politique. Washington met la pression sur Caracas, menaçant de sanctions supplémentaires et…

L’avis que les États-Unis auraient donné à Diosdado Cabello au Venezuela ; pourrait subir le sort de Maduro

Publié le 7 janvier 2026 03:43:00. Après une opération militaire américaine visant à capturer Nicolás Maduro et son épouse, le Venezuela est plongé dans une crise politique. Washington met la pression sur Caracas, menaçant de sanctions supplémentaires et ciblant potentiellement des figures clés du régime, dont Diosdado Cabello.

  • Les États-Unis pourraient désigner Diosdado Cabello, ministre de l’Intérieur vénézuélien, comme une cible prioritaire si le gouvernement de Maduro ne répond pas à leurs exigences.
  • Delcy Rodríguez, désormais présidente par intérim du Venezuela, est confrontée à un dilemme : maintenir l’unité du chavisme tout en négociant avec Washington sous la menace de nouvelles sanctions.
  • Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, est également considéré comme une cible potentielle par l’administration américaine.

L’opération militaire américaine qui a visé Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, il y a trois jours, a provoqué un resserrement des rangs au sein du chavisme. Delcy Rodríguez, investie présidente par intérim suite à une décision de la Cour suprême de justice, tente de consolider son pouvoir face à la pression croissante des États-Unis.

Selon des sources proches de l’agence Reuters, l’administration Trump a averti Diosdado Cabello qu’il pourrait être la prochaine cible si le gouvernement vénézuélien ne coopère pas. Cabello, figure emblématique du chavisme et ancien bras droit d’Hugo Chávez, est considéré comme un acteur clé du régime, bénéficiant d’une influence considérable, notamment au sein de l’armée. L’opposition vénézuélienne a salué cette menace, voyant dans une action contre Cabello un moyen d’affaiblir le pouvoir en place.

Washington semble miser sur une stratégie de pressions ciblées, s’appuyant sur des dirigeants intérimaires pour maintenir une certaine stabilité pendant la période de transition. Donald Trump a déclaré qu’il n’excluait pas de nouvelles attaques si les exigences américaines n’étaient pas satisfaites.

Le plan américain, selon Reuters, est de forcer Cabello à coopérer avec Delcy Rodríguez, malgré leur rivalité passée. À défaut, il pourrait subir un sort similaire à celui de Maduro, voire voir sa vie mise en danger. Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, est également surveillé de près par Washington, qui pourrait le sanctionner s’il entrave les objectifs américains.

Delcy Rodríguez, qui a prêté serment en réponse à une ordonnance de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice, a affirmé qu’il n’y avait « aucun agent extérieur » qui gouverne le Venezuela.

« Nous gouvernons ici avec le peuple, le gouvernement du Venezuela gouverne notre pays, personne d’autre, il n’y a aucun agent extérieur qui gouverne le Venezuela. »

Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela

Depuis sa prise de fonction, Rodríguez a affiché une unité apparente au sein du chavisme, bénéficiant du soutien du haut commandement militaire, dirigé par Vladimir Padrino López. Des milliers de femmes chavistes ont défilé à Caracas pour la soutenir et exiger la libération de Maduro et Flores. Carmen Meléndez, maire de Caracas, a déclaré :

« Nous disons à notre présidente en charge qu’elle n’est pas seule, elle a ici une armée de femmes qui l’accompagneront pour continuer à travailler afin que notre peuple se sente pris en charge. »

Carmen Meléndez, maire de Caracas

Après douze années de présidence Maduro, cette capture prématurée ouvre un nouveau chapitre d’incertitude pour la « révolution bolivarienne », au pouvoir depuis 26 ans. Rodríguez, qui a occupé des postes clés au sein du gouvernement, tels que les ministères de la Communication, des Affaires étrangères et des Finances, n’a pas bénéficié d’une grande popularité ni exercé de fonctions électives, à l’exception de son mandat à l’Assemblée nationale constituante. Elle est sanctionnée par le département du Trésor américain depuis 2018, accusée d’avoir aidé Maduro à « maintenir le pouvoir et à consolider son gouvernement autoritaire ».

Rodríguez a invité les États-Unis à travailler sur un « programme de coopération » commun, tout en réaffirmant la détermination du chavisme à obtenir la libération de Maduro et Flores. Elle a qualifié Maduro et Flores d’« otages » des États-Unis lors de son investiture. Elle a également visité la tombe d’Hugo Chávez, ainsi que celle de l’ancien ministre Aristóbulo Istúriz et de son père, Jorge Antonio Rodríguez, assassiné en 1973.

JULIÁN CAMILO SANDOVAL / AVEC INFORMATIONS DE L’EFE
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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.