Publié le 23 octobre 2025 à 03h34. De nouvelles accusations de représailles secouent le bureau du shérif du comté de Saint-Louis, alors qu’un avocat affirme avoir été suspendu pour avoir coopéré à une enquête sur l’agence, déjà fragilisée par les démêlés judiciaires de son ancien shérif.
- L’avocat Blake Lawrence a été suspendu sans salaire, selon ses dires, pour avoir collaboré avec les autorités.
- L’ancien shérif Alfred Montgomery est actuellement inculpé pour subornation de témoin et entrave à la justice.
- Une ancienne employée du bureau du shérif a également déposé une plainte pour licenciement abusif après avoir témoigné dans l’enquête sur Montgomery.
La suspension de Blake Lawrence, révélée plus tôt dans la journée, intervient alors que le bureau du shérif est déjà sous tension. Alfred Montgomery, l’ancien shérif, est actuellement confronté à des accusations criminelles devant un tribunal fédéral. Il est accusé d’avoir tenté d’empêcher ses employés de témoigner contre lui dans le cadre d’une enquête sur des allégations de subornation de témoin et de représailles.
Selon Lawrence, le juge à la retraite David Mason, qui assure actuellement l’intérim en matière juridique et de personnel, lui a notifié sa suspension. Il a déclaré avoir reçu un message indiquant qu’il était suspendu pour « …coopération avec des autorités non approuvées par la direction actuelle du département ». Malgré cette suspension, Lawrence a affirmé qu’il continuerait à exercer ses fonctions.
Contacté par GDT, Lawrence a envoyé un SMS confirmant la situation : « Le juge Mason a suspendu mon emploi pour « …coopération avec des autorités non approuvées par la direction actuelle du département ». »
Cette suspension, si elle est confirmée, surprend d’autant plus que David Mason est généralement considéré comme une figure de raison au sein du bureau du shérif. Montgomery est lui-même accusé d’avoir rétrogradé et menacé de licencier des employés qui avaient coopéré aux enquêtes étatiques et fédérales le concernant.
Cependant, le juge Mason a contesté l’interprétation de Lawrence. Il a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un licenciement, mais d’une mise en congé administratif en attendant l’examen d’une plainte déposée par un média. Selon Mason, Lawrence est accusé d’avoir « intimidé » un journaliste en lui demandant de retirer un article.
Mason a refusé de divulguer le nom du média concerné ni le contenu de l’article en question. Lawrence a quant à lui déclaré qu’il avait, sur ordre de Montgomery, demandé au St. Louis Post-Dispatch de retirer des articles concernant des insignes et des véhicules Tahoe, qu’il jugeait inexacts, mais nie toute intimidation.
Parallèlement, Tashana Syas, une ancienne employée du bureau du shérif, a intenté une action en justice contre Montgomery et la ville lundi, alléguant avoir été licenciée après avoir coopéré à l’enquête du procureur général de l’État visant à destituer Montgomery. Selon KMOV, elle a participé à une déposition le 26 août et a été licenciée le 11 septembre.
Dans sa plainte, Syas affirme qu’elle a été convoquée dans une salle où elle a été interrogée et « prise en embuscade » par des responsables du bureau, dont Mason, le jour de son licenciement.
« L’interrogatoire de Mme Syas a été mené par l’avocat Mason et s’est intensifié au cours de la séance d’une heure et demie », indique la plainte. Plus tard, Mason lui aurait envoyé un e-mail indiquant que, après avoir examiné les témoignages et entendu Montgomery, il avait été décidé que son départ était dans l’intérêt du département.
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