Publié le 2 octobre 2025 à 10h50. Une vaste opération de contre-espionnage révèle un complot présumé orchestré par la Chine visant à paralyser les réseaux de communication de New York, à la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies.
- Les services secrets américains ont intercepté plus de 300 000 cartes SIM, potentiellement utilisables pour perturber les communications d’urgence et les réseaux de téléphonie mobile.
- L’enquête a révélé la capacité de ce réseau à générer des millions de messages anonymes par minute, susceptibles de saturer les systèmes de communication.
- Des menaces directes ont été formulées à l’encontre de hauts responsables américains, dont certains entretiennent des liens avec le président Donald Trump.
L’affaire, qui a débuté avec la découverte de 100 000 cartes SIM à proximité du siège des Nations Unies, a pris une nouvelle dimension avec l’annonce par ABC News, le 1er octobre, de la découverte de 200 000 cartes SIM supplémentaires dans le New Jersey. Selon les services secrets, ces cartes SIM étaient destinées à lancer des attaques contre les infrastructures de télécommunications de New York, avec un potentiel de paralysie du réseau mobile et d’interférence avec les appels d’urgence au 911.
Dans un communiqué publié le 23 septembre, les services secrets ont précisé que les appareils saisis étaient concentrés dans un rayon d’environ 56 kilomètres autour du bâtiment des Nations Unies. L’agent Matt McCool a souligné dans une vidéo diffusée que ce réseau pouvait « paralyser la station de base de téléphonie mobile et couper le réseau de communication mobile à New York ».
Les enquêteurs ont mis en évidence la capacité de ces appareils à envoyer jusqu’à 30 millions de messages anonymes par minute, ce qui pourrait entraîner une surcharge des systèmes de communication et même une déconnexion totale. New York, une métropole fortement dépendante de ces systèmes pour les interventions d’urgence et la lutte contre le terrorisme, serait particulièrement vulnérable.
Don Mihalek, ancien agent des services secrets et analyste pour ABC News, a expliqué que les menaces potentielles posées par ces centres de données pourraient affecter des ressources critiques, telles que le système 911, ou perturber les capacités de communication du public, y compris les transactions commerciales.
« Les menaces potentielles posées par ces centres de données au public peuvent inclure les ressources critiques nécessaires pour fermer le public, comme le système 911, ou peuvent affecter les capacités de communication du public, y compris les transactions commerciales. »
Don Mihalek, ancien agent des services secrets et analyste pour ABC News
L’enquête a été déclenchée après que plusieurs hauts fonctionnaires ont été victimes de tentatives de « harcèlement téléphonique » (prank calls), incluant la fabrication de fausses alertes concernant des tirs ou des enlèvements, mobilisant des unités d’intervention d’élite (SWAT). Au moins l’un de ces responsables entretient des contacts directs avec le président Donald Trump.
À ce stade, aucune arrestation n’a été effectuée. Les autorités continuent de rechercher les personnes ayant loué les espaces utilisés pour héberger ces équipements et de déterminer l’étendue de la conspiration.