Publié le 29 septembre 2023. Un cocker, affecté à la prison de Magilligan en Irlande du Nord, a été retiré des lieux après des menaces envers son intégrité. Son avenir est incertain, plusieurs associations de protection animale ayant refusé de l’accueillir en raison des conditions de détention.
- Le cocker Bailey a dû être placé temporairement chez un agent pénitentiaire après des menaces.
- Plusieurs associations de protection animale ont exprimé de sérieuses préoccupations quant au bien-être de l’animal en milieu carcéral.
- Des allégations de harcèlement envers les représentants de ces associations ont été portées.
L’affaire Bailey, révélée par le Sunday World, soulève des questions sur l’opportunité d’introduire des animaux dans les prisons nord-irlandaises. Selon nos informations, le cocker pourrait être renvoyé en prison « définitivement » dès demain.
Cette semaine, le Sunday World a été contacté par un membre du personnel pénitentiaire qui affirmait qu’un directeur avait annoncé le retour imminent de Bailey. Parallèlement, des représentants de l’association Benvardin, spécialisée dans le sauvetage animal, ont dénoncé un comportement intimidant de la part d’un responsable pénitentiaire après avoir refusé de prendre en charge le cocker.
« Nous avons été confrontés à des transactions inconfortables avec Magilligan, mais nous sommes prêts à accueillir Bailey. Nous avons de sérieuses inquiétudes concernant ce chien. »
Porte-parole de Benvardin
Le porte-parole a également évoqué des pressions et des menaces, citant notamment une remarque du responsable : « Savez-vous qui je suis ? Je sais toujours comment obtenir ce que je veux. » Benvardin, qui a déjà collaboré avec le service pénitentiaire pour fournir des chiens renifleurs, a refusé de divulguer son identité par crainte de représailles.
Selon le Sunday World, au moins deux autres associations de protection animale ont également refusé de prendre en charge Bailey, estimant que sa vie en prison serait trop restrictive. Les conditions de détention de l’animal ont également été critiquées : il serait logé dans une « cage » dans la buanderie et ne sortirait que brièvement pour ses besoins.
Tara Cunningham, de Causeway Coast Dog Rescue, qui milite pour le bien-être de Bailey depuis le début du mois d’août, souligne l’absence de cadre légal clair concernant l’utilisation d’animaux en prison. Elle appelle à la mise en place de réglementations strictes pour garantir la protection des animaux.
« Bailey, ou tout autre animal placé dans un établissement pénitentiaire, risque de subir des préjudices physiques, un stress psychologique, des comportements imprévisibles et des problèmes de responsabilité juridique. »
Tara Cunningham, Causeway Coast Dog Rescue
Une évaluation récente du bien-être de Bailey, menée par un agent de protection sociale, n’a pas permis d’accéder aux ailes de la prison où l’animal est détenu. L’inspection s’est limitée à la salle des visites.
Le service pénitentiaire a déclaré au Sunday World qu’il « continue d’évaluer la validité de la menace insensible et calculée faite contre Bailey » et que le bien-être de l’animal reste sa priorité.
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