Publié le 17 novembre 2025 à 03h21. Le Chili se dirige vers un second tour présidentiel serré le 14 décembre entre la candidate de gauche Jeannette Jara et le candidat d’extrême droite José Antonio Kast, après un premier tour plus disputé que ne le prévoyaient les sondages.
- Jeannette Jara et José Antonio Kast sont arrivés en tête du premier tour, avec respectivement 26,58 % et 24,32 % des voix.
- Le candidat Franco Parisi, du Parti populaire, a créé la surprise en obtenant 18,84 % des suffrages.
- Les résultats indiquent un paysage politique chilien fragmenté et une course à la présidence incertaine.
Le Chili est entré dans une phase décisive de son élection présidentielle ce dimanche, avec l’annonce des résultats préliminaires qui placent Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre-gauche Unidad Por Chile, et José Antonio Kast, figure de l’extrême droite, en position de se disputer le fauteuil présidentiel. Selon les premiers décomptes du Service Électoral (Servel), Jara arrive en tête avec 26,58 % des voix, suivie de près par Kast avec 24,32 %. La troisième place est occupée par Franco Parisi, du Parti populaire, qui a recueilli 18,84 % des suffrages, un résultat inattendu qui témoigne d’une certaine insatisfaction de l’électorat envers les partis traditionnels.
Ce résultat est plus serré que ce que les sondages avaient prédit, qui annonçaient une victoire confortable de Jara avec plus de 30 % des voix. L’issue du second tour, prévu le 14 décembre, s’annonce donc incertaine.
Après avoir pris connaissance des résultats, Jeannette Jara a souligné l’importance de préserver la démocratie chilienne.
« Le Chili est un pays avec beaucoup d’avenir et d’espoir. Il faut prendre soin de la démocratie pour ne pas la mettre en danger. N’oublions pas à quel point nous sommes bons en tant que pays, ne laissons pas croire que nous ne le sommes pas. Nous sommes un pays immense, grand, beau, solidaire, avec beaucoup d’avenir et d’espoir. »
Jeannette Jara, candidate à la présidence
Elle a également reconnu les défis qui attendent le pays et a adressé un message aux autres candidats qui n’ont pas réussi à se qualifier pour le second tour. Jara a mis en avant ses propositions, notamment la mise en place d’un « revenu vital » de 750 000 pesos chiliens (environ 800 dollars américains) et le renforcement de la sécurité.
Jeannette Jara a également remporté une large victoire auprès des électeurs chiliens résidant à l’étranger, obtenant 54,5 % des voix, selon le journal local El Mercurio. Evelyn Matthei, candidate de la coalition de droite Chile Vamos, Démocrates et Amarillos, est arrivée en deuxième position dans ce scrutin.
Evelyn Matthei a reconnu sa défaite et a annoncé son soutien à José Antonio Kast.
De son côté, José Antonio Kast a appelé à un « vrai changement » et à la « reconstruction de la patrie ».
« Nous avons besoin de l’unité pour avancer dans les domaines de la sécurité, du logement, de l’éducation et dans toutes les questions qui ont été grandement affectées par les mauvaises politiques de ce gouvernement. »
José Antonio Kast, candidat à la présidence
Il a déjà reçu le soutien d’Evelyn Matthei et de Johannes Kaiser, candidats de droite et d’extrême droite arrivés respectivement quatrième et cinquième au premier tour.
Matthei a déclaré publiquement qu’elle encouragerait ses électeurs à soutenir Kast au second tour, estimant qu’il était crucial d’empêcher le maintien en fonction du gouvernement actuel.
jc (afp, efe, Emol, La Tercera)
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