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Le CM salue l’accord de traité comme un « triomphe de la diplomatie » et exhorte l’ONU à agir pour la radiation de Gibraltar

Publié le 8 octobre 2024 06:41:00. Le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, a plaidé devant la Quatrième Commission de l'ONU pour la reconnaissance de l'autonomie de son territoire, soulignant que le récent accord politique avec l'Union…

Le CM salue l’accord de traité comme un « triomphe de la diplomatie » et exhorte l’ONU à agir pour la radiation de Gibraltar

Publié le 8 octobre 2024 06:41:00. Le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, a plaidé devant la Quatrième Commission de l’ONU pour la reconnaissance de l’autonomie de son territoire, soulignant que le récent accord politique avec l’Union européenne et le Royaume-Uni représente une avancée majeure pour la région et respecte la volonté de ses habitants.

  • L’accord politique conclu avec l’UE et le Royaume-Uni vise à supprimer les barrières physiques et à faciliter la circulation entre Gibraltar et l’espace Schengen.
  • Fabian Picardo a appelé l’ONU à retirer Gibraltar de la liste des territoires non autonomes ou à proposer des alternatives constructives pour y parvenir.
  • Le ministre en chef a critiqué la position historique de l’Espagne à l’ONU, la qualifiant de « toxique » et basée sur des résolutions datant du régime franquiste.

S’exprimant pour la première fois devant l’ONU à New York après la signature de l’accord le 11 juin dernier, Fabian Picardo a insisté sur le caractère « triomphal » de cette entente, qui, selon lui, ouvre une nouvelle ère de coopération et de prospérité pour Gibraltar et sa région. Il a présenté aux diplomates les détails du traité, tout en réitérant son appel annuel à la Quatrième Commission pour qu’elle reconnaisse enfin la réalité de l’autonomie gibraltarienne.

« Cet accord est un triomphe de la diplomatie », a-t-il déclaré. « Il supprime les barrières physiques, mais il crée également des ponts. Il apporte un bénéfice mutuel aux Gibraltariens et aux habitants de la région qui nous entoure. Et surtout, il respecte les choix du peuple de Gibraltar. »

M. Picardo a également salué le changement de ton observé dans les déclarations du roi Felipe d’Espagne, qui a récemment souligné devant l’Assemblée générale des Nations Unies que l’accord profiterait tant à la population de Campo qu’à celle de Gibraltar. « Cette référence marque un changement de ton bienvenu, qui reconnaît notre rôle en tant qu’acteurs légitimes dans l’élaboration de notre avenir », a-t-il affirmé. « Nous apprécions cette reconnaissance historique. »

Cependant, le ministre en chef n’a pas manqué de souligner le contraste frappant entre les avancées obtenues grâce aux négociations du traité et la position traditionnelle de l’Espagne à l’ONU. Madrid continue de défendre le principe de l’intégrité territoriale comme prioritaire sur le droit à l’autodétermination du peuple gibraltarien. M. Picardo a dénoncé ces résolutions, adoptées dans les années 1960 à l’instigation du régime franquiste, les qualifiant de « politiquement toxiques » pour l’Espagne moderne.

« En tant que fruit du régime meurtrier de Franco, ces résolutions sont politiquement toxiques pour l’Espagne moderne », a-t-il déclaré. « Il est embarrassant d’entendre le représentant d’une Espagne moderne et progressiste leur faire confiance. »

Fabian Picardo, Ministre en chef de Gibraltar

Il a également rappelé que ces résolutions étaient, de toute façon, « juridiquement sans valeur » et n’affectaient en rien le droit des Gibraltariens à décider de leur propre avenir. « Laissez-moi le dire clairement : l’Espagne a cédé Gibraltar à perpétuité en 1713 », a-t-il insisté. « C’est un fait, pas une question d’interprétation, un fait. C’est écrit noir sur blanc dans le Traité d’Utrecht. Et c’est la réalité que le C24 verrait s’il envoyait une mission de visite. »

M. Picardo a conclu en réaffirmant son engagement envers la coopération avec l’Espagne, tout en soulignant que Gibraltar ne renoncerait jamais à son droit à l’autodétermination. « Nous ne sommes pas anti-Espagnols », a-t-il déclaré. « Nous sommes favorables à la coopération avec nos voisins espagnols. Mais nous ne serons pas absorbés, nous ne serons pas annexés, nous ne serons pas réduits au silence, et nos droits légaux ne sont pas affectés par l’inaction de ce Comité. »

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.