Publié le 16 décembre 2025 à 00h48. Une bataille juridique oppose le fabricant de planches de surf Lost à la chanteuse Lady Gaga au sujet de l’utilisation du nom « Mayhem », que les deux parties revendiquent comme faisant partie de leur identité de marque.
- Le fabricant de planches de surf Lost a intenté une action en justice contre Lady Gaga pour contrefaçon de marque.
- Un juge a rejeté la demande de Lost d’injonction préliminaire visant à empêcher Lady Gaga de vendre des produits dérivés de sa tournée « Mayhem ».
- Lost affirme que l’utilisation du nom « Mayhem » par Lady Gaga crée une confusion chez les consommateurs.
L’affaire, qui met en lumière les enjeux de la propriété intellectuelle et de la protection des marques, a pris une tournure défavorable pour Lost, mais la procédure judiciaire est loin d’être terminée.
Pour les amateurs de surf, le nom « Mayhem » est indissociable de la marque Lost. L’entreprise utilise ce logo depuis 1986 et l’a déposé en 1992. Il est également étroitement lié à Matt Biolos, le fondateur de Lost, qui portait ce surnom depuis les années 1980, à l’époque où il jouait dans un groupe appelé Munitions du chaos. Plus d’informations sur Matt Biolos sont disponibles sur le site de Lost Surfboards.
Cependant, « Mayhem » est également le titre du septième album studio de Lady Gaga, sorti le 7 mars dernier. L’album a immédiatement atteint la première place du classement Billboard et comprenait des succès tels que Maladie et Abracadabra, ainsi que la collaboration avec Bruno Mars, primée aux Grammy Awards, Mourir avec un sourire.
Fin mars, Lost a poursuivi Lady Gaga pour contrefaçon de marque, estimant que son logo était suffisamment similaire au leur pour induire les consommateurs en erreur, notamment en ce qui concerne les vêtements et les accessoires vendus lors de sa tournée.
Alors que l’affaire traînait en longueur, la tournée « Mayhem » de Lady Gaga se poursuivait, tout comme les ventes de produits dérivés. Lost a alors déposé une demande d’injonction préliminaire visant à interdire à Lady Gaga de vendre des vêtements arborant le logo « Mayhem » en attendant le jugement. Dans sa requête, Lost affirmait que l’utilisation du nom « MAYHEM » par Lady Gaga sur des vêtements induisait explicitement les consommateurs en erreur quant à l’origine des produits et les amenait à associer la marque Lost à la chanteuse.
Pour que l’injonction soit accordée, Lost devait prouver que l’utilisation du logo « Mayhem » par Lady Gaga n’était pas pertinente sur le plan artistique ou qu’elle était explicitement trompeuse quant à l’origine des produits. Le juge Fernando Olguin a rejeté cet argument, estimant que le nom de l’album de Lady Gaga était pertinent sur le plan artistique pour les produits de sa tournée et que Lost n’avait pas démontré que la chanteuse tentait de tromper les clients en leur faisant croire qu’ils achetaient des produits associés à l’entreprise. La requête a donc été rejetée lundi 15 décembre.
« Nous apprécions l’examen attentif de notre requête par le tribunal. Nous savions, en la déposant, que nous demandions une décision rapide sur une question complexe et très médiatisée. Nous espérions, mais ne nous attendions pas vraiment à ce qu’elle soit acceptée. »
Matt Biolos, fondateur de Lost
M. Biolos a également précisé que le retard dans le traitement de la demande, dû aux incendies de Los Angeles, était compréhensible. Il a toutefois affirmé que Lost poursuivrait le combat.
Il est important de noter que cette décision ne constitue pas un jugement définitif dans l’affaire, qui est toujours en cours. Néanmoins, la réponse du juge Olguin à la demande d’injonction représente un revers pour Lost.
« En fin de compte, la marque MAYHEM est un élément essentiel des produits de surf et de style de vie de Lost depuis près de 40 ans, depuis mes années de lycée. Elle est reconnue et respectée dans le monde entier comme une marque d’excellence en matière de conception et de performance. Son utilisation par Lady Gaga sur des vêtements, avec ou sans similitudes évidentes dans le design, vendus sur les grands marchés traditionnels, constitue une attaque contre notre travail acharné. Notre marque déposée au niveau fédéral (et mondial) reflète cette utilisation de longue date et la reconnaissance que nous avons acquise auprès de nos clients. »
Matt Biolos, fondateur de Lost
M. Biolos a conclu en affirmant que Lost ne resterait pas les bras croisés face à cette situation et qu’il continuerait à protéger sa marque.
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