Publié le 9 janvier 2024 17h01. Des débuts modestes au Cavern Club pour les Beatles, aux premiers pas télévisuels de Claudia Winkleman, The Guardian exhume les premières mentions de personnalités devenues des icônes de la culture populaire.
- The Guardian lance une nouvelle rubrique régulière, « Origines », explorant les premières couvertures de personnalités et d’institutions aujourd’hui célèbres.
- L’article révèle les premières mentions des Beatles, de Marilyn Monroe, d’EastEnders et de Nintendo dans les archives du journal.
- Des images d’archives accompagnent chaque récit, offrant un aperçu unique des débuts de ces figures emblématiques.
Avant la Beatlemania et les stades en délire, les Beatles n’étaient qu’un groupe parmi d’autres jouant dans les clubs de Manchester et de Hambourg. La première mention du groupe dans The Guardian, en janvier 1963, est d’ailleurs assez discrète : ils sont cités parmi les groupes de musique jouant dans les « cafés-clubs de danse », des salles souterraines où se mélangeaient artistes, étudiants et jeunes travailleurs. L’article décrit une ambiance festive où l’on dansait jusqu’à épuisement, sans pour autant s’attarder sur la consommation de café.
À la même époque, le premier single des Beatles, « Please Please Me », commençait à grimper dans les charts, annonçant le début d’une révolution musicale qui allait bientôt conquérir le monde.
L’histoire de Marilyn Monroe dans les colonnes de The Guardian est tout aussi modeste. La première mention de Norma Jeane (son nom de naissance) remonte à une critique du thriller psychologique des années 1950, « Don’t Bother to Knock ». Le critique n’était pas particulièrement enthousiaste, qualifiant le film de lent et peu marquant. Son rôle suivant, dans « Niagara », ne fut guère mieux accueilli : « Miss Monroe a été comparée à feu Jean Harlow : elle prouve ici seulement que les petits rôles lui conviennent le mieux. »
Il faudra attendre « Certains l’aiment chaud » (1959) pour que The Guardian reconnaisse pleinement le charisme de Marilyn Monroe, la qualifiant d’« irrésistible ».
Passons maintenant à Walford, le décor de la série télévisée britannique « EastEnders ». En octobre 1984, The Guardian annonçait l’arrivée de ce nouveau feuilleton de la BBC avec optimisme : « Albert Square sera bientôt un monument national aussi connu que Coronation Street, et un peu plus actuel, espère la BBC. »
Quatre mois plus tard, « EastEnders » faisait ses débuts sur BBC One. La critique de Hugh Hebert était prudente, comparant la série à « Premier regard sur Homer de Chapman » ou à « la première page de Guerre et Paix », mais reconnaissait son potentiel : « C’est à peu près comme prévu, Coronation Street avec des abrasifs ajoutés et un accent cockney, et à ce niveau, c’est une bonne tentative professionnelle dans la tâche : et cela semble beaucoup plus réaliste que la saga apparemment sans fin de Granada. » Quarante ans plus tard, les deux séries continuent de captiver des millions de téléspectateurs.
Enfin, l’histoire de Nintendo dans The Guardian commence de manière plutôt dédaigneuse. En 1980, le journal qualifiait les jeux vidéo de l’entreprise japonaise de « puérils », se moquant d’une nouvelle combinaison jeu de poche et montre. Quatre ans plus tard, en pleine explosion du jeu vidéo à domicile, Jack Schofield dénonçait le plagiat entre les entreprises de jeux vidéo, soulignant la ressemblance entre « Acorn BBC Game Killer Gorilla de Micro Power » et « Donkey Kong » de Nintendo. Il évoquait également l’existence de nombreux jeux similaires, suggérant une coïncidence troublante.
Mais l’histoire la plus surprenante est peut-être celle de Claudia Winkleman. La première apparition de la présentatrice de télévision dans The Guardian ne remonte pas aux années 1990, mais à une séance photo pour un article de 1973 sur les vêtements pour enfants. La jeune Claudia, arborant une blouse indienne brodée et un pantalon à pattes d’éléphant, était déjà une icône de la mode, bien avant les gants sans doigts et les franges audacieuses qui la caractérisent aujourd’hui.
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