Publié le 21 octobre 2025 à 08h00. Le Parlement japonais se prépare à élire Sanae Takaichi comme première femme Premier ministre de l’histoire du pays, une étape historique qui survient après la démission du gouvernement sortant et la formation d’une nouvelle coalition.
- Sanae Takaichi, du Parti libéral-démocrate (PLD), devrait être élue mardi par les deux chambres de la Diète, le Parlement japonais.
- Son élection est quasiment assurée grâce à un accord conclu avec le Parti de l’innovation japonaise (Ishin).
- Le cabinet du Premier ministre sortant, Shigeru Ishiba, a démissionné en masse avant le vote.
L’ascension de Sanae Takaichi, 64 ans, au poste de Premier ministre marque un tournant pour le Japon. Elle succède à Shigeru Ishiba, qui a démissionné en septembre après des résultats électoraux décevants qui ont conduit à la perte de la majorité parlementaire par son gouvernement. La défaite aux urnes a précipité la fin de plus de 26 ans de coalition entre le PLD et le parti Komeito, obligeant le PLD à rechercher un nouvel allié.
Cet allié s’est trouvé dans le Parti de l’innovation japonaise (Ishin), avec lequel un accord a été conclu pour assurer le soutien de Takaichi lors du vote de mardi. Bien que ni le PLD ni Ishin ne disposent d’une majorité absolue à la Chambre haute, le soutien d’au moins quatre députés indépendants à la Chambre basse devrait permettre à Takaichi de remporter le scrutin dès le premier tour.
Le processus d’élection se déroulera par votes séparés dans les deux chambres de la Diète. Si aucun candidat n’obtient la majorité au premier tour, un second tour opposera les deux candidats arrivés en tête. La décision de la Chambre basse, la plus puissante des deux chambres, sera déterminante.
Une fois élue, Sanae Takaichi devrait procéder à la formation de son cabinet dans la journée. Cependant, la nouvelle coalition se trouve dans une position délicate, ne disposant pas de majorité à la Chambre haute. Takaichi devra donc s’appuyer sur la coopération d’autres partis pour faire adopter les budgets et les lois, dans un paysage politique japonais en pleine mutation où le PLD, qui a dominé la scène politique pendant des décennies, voit son emprise affaiblie.
L’opposition, quant à elle, ne devrait pas faire partie du nouveau gouvernement. Hirofumi Yoshimura, gouverneur de la préfecture d’Osaka et figure importante de l’opposition, a indiqué que son parti se contenterait pour l’instant d’un rôle consultatif.
mg (efe, ap)