Publié le 2 décembre 2025. Le gouvernement japonais prévoit d’intégrer la nationalité des acheteurs dans une nouvelle base de données immobilière, une mesure justifiée par la volonté de mieux surveiller les transactions foncières impliquant des étrangers et de répondre aux inquiétudes concernant la spéculation immobilière.
- Le ministère de la Transformation numérique prévoit d’inclure la nationalité dans la base de données d’enregistrement des propriétés.
- Actuellement, la déclaration de nationalité n’est pas obligatoire lors de l’acquisition de biens immobiliers.
- Cette initiative intervient en réponse aux préoccupations liées à la hausse des prix de l’immobilier, potentiellement alimentée par des achats spéculatifs étrangers.
Tokyo s’apprête à renforcer le suivi des transactions immobilières réalisées par des non-nationaux. Le ministre de la Transformation numérique, Matsumoto Hisashi, a annoncé mardi que la nationalité des acheteurs sera désormais enregistrée dans une base de données centralisée dédiée aux biens immobiliers. Cette initiative, prévue pour être opérationnelle au plus tard lors de l’exercice fiscal 2027, vise à offrir aux autorités une vision plus claire de la propriété immobilière détenue par des étrangers.
Jusqu’à présent, les acheteurs étrangers n’étaient pas tenus de déclarer leur nationalité lors de l’enregistrement de leurs acquisitions, qu’il s’agisse d’appartements en copropriété ou d’autres types de biens. L’Agence numérique, responsable de la mise en œuvre de cette nouvelle base de données, estime qu’un tel système est essentiel pour surveiller efficacement le marché immobilier et prévenir d’éventuelles distorsions.
« Nous devons développer une base de données qui nous permette de surveiller de manière centralisée la propriété immobilière des étrangers. »
Matsumoto Hisashi, ministre de la Transformation numérique
Cette décision intervient dans un contexte de débat croissant concernant l’impact des investissements étrangers sur le marché immobilier japonais. Des craintes ont été exprimées quant à la possibilité que des achats spéculatifs par des ressortissants étrangers fassent grimper les prix, rendant l’accès au logement plus difficile pour les Japonais. Le gouvernement a donc entrepris de réviser les réglementations relatives à l’acquisition de terrains par des étrangers.
Une première enquête menée par le ministère du Territoire a révélé que, entre janvier et juin 2025, 3,0 % des nouveaux appartements en copropriété vendus à Tokyo l’ont été à des acheteurs étrangers. Ces données, bien que préliminaires, confirment l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour le marché immobilier japonais et soulignent la nécessité d’un suivi plus précis.
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