Publié le 19 novembre 2025 à 06h18. Un adolescent indonésien est soupçonné d’avoir commis un attentat à la bombe dans une mosquée de Jakarta, blessant près d’une centaine de personnes. L’enquête révèle que le jeune homme, isolé, s’est inspiré de groupes en ligne prônant la suprématie blanche.
- Un étudiant indonésien est suspecté d’avoir fabriqué et déclenché des engins explosifs dans une mosquée de Jakarta, faisant 96 blessés.
- L’adolescent, traité comme mineur par la justice indonésienne, a agi seul et s’est inspiré de contenus extrémistes diffusés sur la plateforme Telegram.
- Il a fabriqué sept petites bombes à partir d’instructions trouvées sur YouTube et s’est procuré des matériaux sans éveiller de soupçons.
L’attentat a eu lieu début novembre, alors que les fidèles se rassemblaient pour la prière du vendredi. Les explosions ont semé la panique, dispersant chaussures, tapis de prière et verres dans la cour de la mosquée. Quatre des engins ont explosé, tandis que trois autres n’ont pas fonctionné.
Selon le porte-parole de la police, Reonald Simanjuntak, l’adolescent cherchait à être reconnu par une communauté en ligne.
« Il voulait être reconnu par les membres de la communauté en ligne… parce qu’il se sent seul. »
Reonald Simanjuntak, porte-parole de la police
L’enquête a révélé que le suspect avait rejoint un canal Telegram international où étaient partagés des contenus violents et des discussions sur des attentats passés, notamment le massacre de 2019 dans les mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et la fusillade de 1999 au lycée Columbine, aux États-Unis.
La police a également souligné que l’adolescent avait réussi à acquérir des matériaux nécessaires à la fabrication des bombes, tels que du chlorure de potassium et des clous, sur des plateformes de vente en ligne, sans attirer l’attention des autorités. Une enquête est en cours pour déterminer comment ces achats ont pu passer inaperçus.
Le service de presse de Google, propriétaire de YouTube, n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
Actuellement hospitalisé, l’adolescent se remet de blessures subies lors d’une tentative de suicide à l’aide d’un engin qui n’a pas explosé correctement. Il se trouve dans un état stable. La police prévoit de l’interroger prochainement.
Avant d’être officiellement inculpé, le bureau de libération conditionnelle et de probation du pays déterminera si l’adolescent est éligible à un procès et quelle forme devrait prendre la procédure judiciaire. Il décidera également s’il doit être placé en détention provisoire ou rendu à sa famille, sans qu’un calendrier précis n’ait été annoncé.
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