Publié le 29 mars 2023. De plus en plus d’hommes retraités assument les tâches ménagères traditionnellement dévolues à leur épouse, un changement de comportement qui s’accompagne d’une satisfaction accrue au sein du couple, selon une récente étude de l’Institut national de la statistique coréen.
- Plus d’un tiers des couples de plus de 65 ans partagent les tâches ménagères, avec un taux de satisfaction de 37,2 %.
- La satisfaction conjugale est plus élevée chez les hommes (75,5 %) que chez les femmes (63,9 %) en ce qui concerne le partage des tâches.
- Une majorité de personnes âgées (57,1 %) rejettent les rôles traditionnels de genre, où l’homme travaille et la femme s’occupe du foyer.
Le partage des tâches ménagères, autrefois considéré comme une simple aide apportée par le mari à son épouse, évolue vers une répartition plus équitable, notamment en ce qui concerne le nettoyage et la vaisselle. Si cette tendance est bien établie chez les jeunes couples, où la double activité professionnelle est la norme, elle gagne du terrain chez les couples plus âgés, remettant en question l’image d’un mari assis dans son fauteuil, les jambes surélevées, devant la télévision.
Selon les statistiques de 2023 publiées par l’Institut national de la statistique coréen, 37,2 % des couples âgés de 65 ans et plus se déclarent satisfaits du partage des tâches ménagères. L’insatisfaction n’atteint que 13,0 %, en hausse de 6,7 points de pourcentage par rapport à il y a cinq ans, tandis que le taux d’insatisfaction a diminué de 1,8 point. La satisfaction est plus élevée chez les hommes que chez les femmes.
Cette répartition des tâches a un impact significatif sur la satisfaction conjugale globale. 70,3 % des personnes âgées de 65 ans et plus se disent satisfaites de leur relation, soit une augmentation de 5,3 points de pourcentage par rapport à il y a deux ans. Les hommes sont plus susceptibles d’exprimer leur satisfaction (75,5 %) que les femmes (63,9 %), ce qui suggère que le partage des tâches ménagères a un effet positif sur le bien-être masculin.
Les mentalités évoluent également. 57,1 % des personnes âgées de 65 ans et plus s’opposent à l’idée que les hommes doivent travailler et les femmes s’occuper du foyer, un rejet des rôles de genre traditionnels qui se reflète également dans les générations plus jeunes. Cette évolution pourrait être liée à l’influence des modes de vie des jeunes couples sur leurs enfants et, par extension, sur leurs parents.
Parallèlement à ces changements, on observe une augmentation du nombre de remariages chez les seniors. Bien que le nombre total de divorces ait légèrement diminué (-1,3 % sur un an), les divorces impliquant des hommes et des femmes de plus de 65 ans ont augmenté de 8,0 % et 13,2 % respectivement. En 2023, les remariages ont également augmenté chez les seniors, avec une hausse de 6,4 % pour les hommes et de 15,1 % pour les femmes.
Enfin, l’étude révèle que 79,1 % des personnes de plus de 65 ans considèrent que l’âge avancé commence à partir de 70 ans, avec un âge subjectif moyen de 71,6 ans. De plus, 84,1 % des seniors s’opposent à l’acharnement thérapeutique, préférant une fin de vie digne et sans traitements invasifs.