Home NouvellesLe neurochirurgien de Nagpur, le Dr Chandrashekhar Pakhmode, décède d’une crise cardiaque à 53 ans, était en forme et avait un ECG propre il y a 3 jours : quels risques cardiaques nous échappent ? | Actualités santé et bien-être

Le neurochirurgien de Nagpur, le Dr Chandrashekhar Pakhmode, décède d’une crise cardiaque à 53 ans, était en forme et avait un ECG propre il y a 3 jours : quels risques cardiaques nous échappent ? | Actualités santé et bien-être

by Nicolas Lefèvre

Publié le 31 décembre 2023. La mort soudaine du neurochirurgien de Nagpur, le Dr Chandrashekhar Pakhmode, à l’âge de 53 ans, soulève des questions sur les facteurs de risque cardiaques souvent insoupçonnés, même chez les personnes en bonne santé apparente.

  • Le Dr Pakhmode, en pleine forme et ayant passé un ECG récent, est décédé d’une crise cardiaque fulgurante.
  • Le stress, les longues heures de travail et le manque de sommeil sont des facteurs de risque majeurs pour les médecins.
  • Un blocage de l’artère principale gauche peut être particulièrement dangereux et entraîner une mort subite.

La communauté médicale est en deuil après le décès inattendu du Dr Chandrashekhar Pakhmode, un neurochirurgien renommé de Nagpur, emporté par une crise cardiaque aux premières heures du 31 décembre. Sa disparition, survenue alors qu’il était considéré comme en bonne santé et avait même passé un électrocardiogramme (ECG) il y a quelques jours seulement, met en lumière la complexité des maladies cardiaques et la difficulté de les prévenir, même avec un suivi médical régulier.

Selon le Dr Ranjan Shetty, cardiologue et directeur médical de l’hôpital Sparsh à Bangalore, les professionnels de la santé sont particulièrement vulnérables aux problèmes cardiaques.

« Nous voyons de nombreux médecins souffrir de crises cardiaques, principalement à cause du stress, des longues heures de travail, du manque de sommeil et de l’épuisement professionnel. »

Dr Ranjan Shetty, cardiologue et directeur médical de l’hôpital Sparsh, Bangalore

Il explique que lorsque tous les autres facteurs de risque sont normaux, le stress est souvent le principal déclencheur. Un blocage sévère de l’artère principale gauche, ou de l’artère descendante antérieure gauche (LAD), une artère essentielle pour l’irrigation du cœur, peut s’avérer particulièrement dangereux en raison de l’étendue des dommages musculaires qu’il provoque.

Le Dr Shetty relate le cas tragique d’un autre jeune médecin, dont l’artère principale gauche était obstruée à 100 %, et qui est décédé malgré une angioplastie et l’utilisation d’un dispositif d’assistance circulatoire et respiratoire (ECMO).

Un blocage complet de l’artère principale gauche interrompt environ 50 % de l’apport sanguin oxygéné à une partie cruciale du muscle cardiaque, causant des dommages importants. Cette obstruction peut également perturber le rythme cardiaque normal, entraînant une arythmie et, dans les cas les plus graves, un arrêt cardiaque soudain.

Le stress chronique, souvent présent chez les médecins, peut induire une inflammation persistante qui affaiblit les vaisseaux sanguins. Cette fragilité permet au « mauvais » cholestérol, ou lipoprotéines de basse densité (LDL), de s’infiltrer et de s’accumuler, accélérant la formation de plaques et de blocages. De plus, le stress libère des hormones comme l’adrénaline, qui augmentent la fréquence cardiaque et la tension artérielle. Une exposition prolongée à ces hormones peut endommager le cœur. Le cortisol, une autre hormone du stress, contribue également à l’augmentation de la tension artérielle, du taux de sucre dans le sang, du cholestérol et des triglycérides.

Même un stress à court terme peut avoir des conséquences graves. Une poussée d’adrénaline peut déstabiliser une plaque existante dans une artère, entraînant la formation d’un caillot sanguin qui peut bloquer la circulation et provoquer une crise cardiaque. Les personnes souffrant de maladies cardiaques préexistantes, d’antécédents familiaux ou de comorbidités sont particulièrement vulnérables aux effets du stress.

Les médecins ont souvent tendance à négliger les premiers signes d’alerte, tels que la fatigue inexpliquée, des douleurs thoraciques légères, des nausées ou des étourdissements, les attribuant à l’épuisement professionnel. Il est donc crucial pour les jeunes médecins et les professionnels de la santé de surveiller régulièrement leur tension artérielle, car le stress peut entraîner une hypertension et endommager les parois des artères.

Le Dr Shetty souligne également l’importance de prendre du temps pour soi au réveil.

« Je dis à mes patients de s’accorder une demi-heure au réveil et de ne pas s’impliquer immédiatement dans les défis de la journée, le téléphone ou tout autre facteur déclencheur. »

Dr Ranjan Shetty, cardiologue et directeur médical de l’hôpital Sparsh, Bangalore

Enfin, il est important de noter qu’un ECG peut ne pas toujours détecter les blocages artériels à un stade précoce, en particulier chez les personnes diabétiques ou présentant peu de symptômes. Des analyses sanguines pour détecter les protéines troponines, qui indiquent des lésions musculaires cardiaques, peuvent être nécessaires pour un diagnostic plus précis.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.