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Le plan de Trump pour Gaza soutenu par le Conseil de sécurité de l’ONU

by Clara Dubois

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert à un projet de résolution américain soutenant le plan de paix pour Gaza proposé par Donald Trump. Ce plan, qui prévoit notamment la création d’une Force internationale de stabilisation (FIS), suscite de vives réactions, le Hamas le rejetant d’emblée.

Adoptée par 13 voix, sans vote contre, la résolution autorise le déploiement de la FIS, dont plusieurs pays, dont les noms n’ont pas été divulgués, se sont déclarés prêts à contribuer. La Russie et la Chine se sont abstenues. Selon l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, cette force aura pour mission de « sécuriser la zone, de soutenir la démilitarisation de Gaza, de démanteler l’infrastructure terroriste, de retirer les armes et d’assurer la sécurité des civils palestiniens ».

Le plan de Trump, qui a déjà permis une trêve entre Israël et le Hamas le 10 octobre, prévoit également la création d’un Conseil de la paix dirigé par l’ancien président américain. Il envisage également la mise en place d’une nouvelle police palestinienne à Gaza, remplaçant les forces actuellement sous le contrôle du Hamas.

Le Hamas a immédiatement condamné la résolution, la qualifiant de mécanisme de tutelle internationale inacceptable. « Ce plan impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, que notre peuple et ses factions rejettent », a déclaré le groupe sur Telegram. Il accuse également la FIS de perdre sa neutralité en participant au désarmement de la résistance palestinienne et de devenir un acteur du conflit aux côtés de l’occupation israélienne.

La FIS devra notamment travailler au « déclassement permanent des armes des groupes armés non étatiques », incluant le Hamas. Ce dernier devra remettre ses armes, une condition essentielle du plan de paix.

La résolution prévoit également la reconstruction de Gaza, financée par un fonds fiduciaire géré par la Banque mondiale. Elle aborde également la question d’un futur État palestinien, une perspective à laquelle Israël s’oppose fermement, mais qui a été relancée grâce aux pressions exercées par les États arabes.

Ce vote intervient après plus de deux ans de conflit entre Israël et le Hamas, qui a débuté le 7 octobre 2023 avec une attaque du Hamas contre Israël, faisant environ 1 200 morts et 251 otages. En réponse, l’action militaire israélienne à Gaza a causé la mort de plus de 69 483 Palestiniens, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

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